Un hit assuré, le gâteau chocolat et à la bière Guinness de Ricardo. Un peu plus de travail qu'un simple gâteau au chocolat mais il en vaut vraiment la peine!!!
Pas encore sorti officiellement, mais fait déjà des vagues. Burger King se défend en disant qu'il s'agit d'un sandwich pour 6 personnes. Donc pain hamburger de 9 pouces de diamètres, 4 boulettes de Whopper, pepperoni, mozzarella, sauce marinara plus pesto...
Je suis vache. Les jours de vote, je me trouve toujours une bonne centaine de raisons pour éviter mon devoir de citoyen. Il fait froid. Je suis malade. J'ai un sanglier sur le feu.
Pourtant, dimanche, je devrai me botter l'arrière-train et me diriger joyeusement parmi les têtes blanches et bleues pour faire valoir mon droit de vote.
Pourquoi? Bien d'abord parce qu'il y a une course et que chaque vote compte. Personne ne croyait que Régis Labeaume allait réussir à devenir une véritable menace pour Ann Bourget. Elle la première n'a pas cru bon de faire une campagne électorale dynamique. C'était plutôt pépère pour la chef du RMQ; poignées de main, embrassades de bébés et sourires de centres commerciaux. Elle a même refusé les débats à deux qui auraient été essentiels pour une grande partie de la population, question de les aider à se faire une idée. Bref, Ann Bourget n'a qu'elle-même à blâmer pour la spectaculaire remontée de Labeaume dans les sondages.
Mais guerre serrée ou pas, je me range maintenant dans le camp de ceux qui disent: le droit de voter, c'est le droit de chiâler. Avant, j'étais fier de dire que je restais chez moi quand les candidats ne me plaisaient pas. Et on m'a fait comprendre que des tricheurs sont avides de votes disponibles. Bref, si vous ne voulez pas que quelqu'un vote à votre place pour le pire des candidats, aussi bien d'aller vous enregistrer, quitte à annuler votre bulletin. Parce que choisir de ne pas choisir, c'est aussi un choix. Si personne n'a réussi à vous convaincre, c'est leur faute, pas la vôtre.
Mais de grâce, allez voter. La démocratie, c'est l'fun, mais il faut faire ses devoirs de temps à autre.
LUNDI, JOUR DE BBM
Lundi prochain, 3 décembre, est une journée importante pour les stations de radio. C'est la journée des résultats de sondage BBM. Il y a deux sondages importants par année, qui recensent le nombre total d'auditeurs de chacune des stations et de chacune des émissions. Cette journée met les employés et les patrons sur les nerfs parce que de ces résultats découlent les revenus publicitaires. L'équation est toute simple: bon sondage = beacoup de pub = tout le monde garde sa job.
La façon de calculer les auditoires des radios est vieillote. Avec des cahiers interminables qu'il faut remplir, pour la modique somme de quelques dollars, lorsqu'on fait partie de l'échantillonage de BBM. Mais bon, c'est la même technique pour tout le monde. Quand la glace d'un aréna est pourrie, les deux équipes sur la glace écopent.
Le présent sondage sera intéressant car il est le premier depuis le départ officiel de Gilles Parent. Certains diront que ce sondage nous permettra de juger de la véritable valeur de l'animateur de 27 années d'expérience (que le Magazine L'Actualité auto-proclame le Roi des Ondes dans son édition actuelle............). Rien n'est moins sûr. Les radios de Québec seront en guerre acharnée pour les deux ou trois prochaines années. L'auditoire se promène davantage et recherche de nouvelles habitudes d'écoute. Est-ce que Gilles Parent aura l'impact d'un André Arthur ou d'un Jeff Fillion à court, moyen ou long terme? J'en doute beaucoup.
J'ai toujours été pourri dans les prédictions, je vais donc me garder une gêne. D'autant plus qu'il faudra regarder les trois ou quatre prochains sondages avant de tirer de véritables conclusions sur ce qui se brasse dans le marché actuellement. Les questions à répondre dans le monde de la radio pour la prochaine année:
- Est-ce que l'attitude et l'antenne de CHOI sont encore les plus grandes vedettes de la radio de Québec?
- Est-ce que Gilles Parent sera un Sauveur pour CJMF? Rapportera-t-il à la station ce qu'il coûte?
- Est-ce que le départ des Grandes Gueules et les changements de chaise à Énergie vont avoir un impact sur CHIK?
- Est-ce que le Rock Détente va profiter de la guerre des cotes d'écoute pour se glisser en premier?
- Est-ce que RadioX 2 va ramener les jeunes à la radio?
- Dans deux ans, qui aura perdu sa job?
À suivre, donc, dans le premier épisode d'une longue saga, lundi prochain.
PARCE QUE NOUS AUTRES, ON L'AIME, SÉBASSS
Le Méchant Sébastien, à mon grand plaisir, fait maintenant partie des finalistes de Loft Story. Je ne peux m'empêcher d'avoir de l'affection pour le gars intelligent qui manipule aisément les pétards et les pitounes. Il détonne, il jure, il fait rager (et crier) les autres lofteurs qui ne comprennent rien à son succès auprès des spectateurs. C'est le Revanche des Tronches, ou la contre-attaque du Vrai Monde. Le défaut dans le moule, le grain de sable dans l'engrenage, l'ogre dans le conte de fées.
Le succès de Sébastien est facile à comprendre. Le Québécois Moyen va-t-il s'identifier aux pitounes, aux pétards, ou à celui qui se fout de leur gueule? Va-t-il aimer ceux qui veulent transformer une compétition et un show de télé en camp de vacances de Calinours, ou celui qui n'a pas oublié les règles du jeu. Comme si ce n'était pas assez, la maladresse totale de Sébasss à cruiser les filles lui donne un côté sympathique, même auprès de ceux qui le détestaient depuis le début de la saison. Il aura vraiment réussi à manipuler tout le monde... Je lui souhaite de gagner et de devenir notre Richard Hatch à nous.
Oh, et tant qu'à y être, est-ce que le Maître du Loft peut mettre Marie Plourde au ballotage?
Je me souviens du Prof Bof, personnage éclaté qu'il incarnait dans le Club des 100 Watts à Radio-Québec. Je me souviens de Yolande, sa grenouille batracienne à la mine patibulaire qui meublait ses chroniques complètement folles dans l'émission Beau et Chaud de Normand Brathwaite. Je me rappelle même son bref passage à l'émission Chop Suey (son personnage avait été repris avec un manque de talent fou par Guy Jodoin). J'ai aussi été un (rare) fan de sa trop courte émission de radio, à l'époque où il prenait la relève de Mike Gauthier le midi sur le réseau Énergie. Les gens n'étaient pas prêts et RBO avait été appelé en renfort. Marc Labrèche a toujours été un original, un gars à part. On le voyait à quelque part, on savait qu'on allait être surpris, dérangé et que le bonhomme allait réussir à nous faire sourire.
J'étais très nerveux lors de son passage dans les studios de CHOI. Labrèche était en tournée promotionnelle pour le film L'Âge des Ténèbres, dernier film de Denys Arcand. Même si sa présence a été trop brêve à mon goût, j'en ai apprécié chaque seconde. Pouvoir passer du sérieux à l'absurde en quelques secondes en compagnie du maître du mélange des genres a été pour moi un honneur et un plaisir véritable. Le genre de rencontre qui me fait apprécier au maximum le métier que je fais.
Labrèche a non seulement réussi à rester un original à part entière, mais il est devenu populaire. Il a eu son show de chaises à TVA, il a eu des prix et des reconnaissances de la part d'un public qui trop souvent, se contente de télé beige et banale. Un véritable tour de force. Labrèche a aussi réussi à se moquer gentiment de ce même public, avec le Coeur a ses Raisons, parodie des soaps d'après-midi qui n'aurait pu briller sans lui. Et dans tout ça, il ne s'est pas perdu, est resté fidèle à lui-même, et a réussi à garder sa vie privée, au même titre qu'un Claude Meunier ou d'un Michel Côté.
Je n'ai pas tout aimé du bonhomme. Le Fric Show demeure pour moi une expérience très moyenne. Le Coeur a ses Raisons a aussi rapidement perdu de son originalité. Mais dans ses réussites comme dans ses échecs, on ne peut qu'admirer le talent éclaté de Marc Labrèche. Et espérer que l'anomalie télévisuelle qu'il représente puisse se répéter le plus souvent possible.
Voilà, c'est fait, c'est décidé. Après des jours d'intenses réflexions, des engueulades où j'ai presque perdu des amis, des heures à lire vos nombreux commentaires et vos judicieux conseils, j'ai finalement tranché. Je ne suis pas certain de prendre la bonne décision, je suis nerveux et rempli de doutes. Mais je me lance et je ne regarde plus en arrière.
Voici donc ce qui sera sous mon arbre de Noël, à moi de moi, avec amour et affection.
Ta-daaaaam!
Je ne pouvais faire autrement. Mes meilleurs moments de gamer ont été avec l'équipe de Sony. L'achat de ma première Playstation a été un véritable geste religieux. D'une religion qui ne tue personne et qui n'abuse pas des petits gars. Je venais de commencer de travailler à CHOI, je vivais dans un minuscule 2 et demi, et j'ai décidé de fêter le remboursement de mes dettes scolaires en mettant la main sur ma première console de jeu depuis le ColecoVision. Inutile de vous dire que le premier contact a été difficile. Mon premier jeu, Resident Evil 2, m'a appris qu'une manette à huit boutons, c'est compliqué. Et que d'évoluer dans un jeu 3D demande beaucoup d'adaptation. On était très loin du jeu de Schtroumphs ou de Cosmic Avenger... Mais j'ai persisté et je suis tombé dans le vice. J'ai passé des nuits blanches à frissonner en jouant à Silent Hill, qui demeure aujourd'hui le meilleur jeu d'horreur jamais fait. J'ai poussé des soupirs d'émerveillement en tombant dans Metal Gear Solid, et en changeant ma manette d'entrée pour pouvoir vaincre l'original Psycho Mantis. Je suis devenu un pirate en mettant la main sur une copie de Thrill Kill, un jeu clandestin jamais terminé en raison de sa trop grande violence perverse. J'ai aussi découvert le sexe virtuel lesbien grâce à Fear Effect. Je me suis pété la gueule de multiples façons avec le premier Tony Hawk. Et je ne mentionne pas les nombreux jeux de la WWE, bons ou mauvais, et des gigantesques tournois de gambling illégal avec des chums d'université...
Il va sans dire que lorsque la PS2 a vu le jour, je faisais partie des premiers dévôts qui a placé une réservation. Au défunt Compucentre. J'ai encore ma facture, de 628 dollars... Ayoye. Dire que deux ans plus tard, la même console, deux fois plus petite et deux fois plus performante, se vendait 120 piasses... C'est dur pour l'égo du portefeuille... J'ai acheté ma PS2 pour jouer à Metal Gear Solid 2 et comme tout le monde, j'ai appris à détester Rayden, le héros ambigu qui remplace Solid Snake dans un des plus mauvais punchs de l'histoire de l'industrie. Une suite de Metal Gear plus tard, j'ai littéralement sué pendant un combat épique de 45 minutes contre The End, un vieux tireur d'élite qu'on doit traquer sans relâche, en chassant du lapin et du chevreuil pour survivre. Avec la PS2, j'ai découvert les RPG, après les avoir redouté si longtemps. Final Fantasy X (qui a ruiné mon couple), Dragon Quest VIII (charmant, symphonique, et très addictif), Final Fantasy X-2 (bof) et Final Fantasy XII (best... battle system... ever). J'ai torché les Dieux de l'Olympe dans God Of War en plus de devenir une légende sexuelle. Je me suis pris successivement pour Al Pacino et 50 Cent dans les univers de Grand Theft Auto. Et je suis devenu un virtuose de la Guitare de Plastique, adulé par... euh, personne...
Avant même de raisonner ma décision pour une console de jeu de la nouvelle génération, mon coeur avait déjà tranché. Je poursuis avec Sony et sa PS3. Son lecteur Blu-Ray et sa haute définition. Sa manette sans fil à l'image des consoles précédentes. Sa non-variété de jeux et son internet balbutiant. Pas grave. À l'image des Nordiques, le meilleur est à venir... Du moins je l'espère.
Encore une fois, merci pour tous vos précieux conseils, vos théories, vos prises de position. J'ai tout lu, tout dévoré, et je dois avouer que vous m'avez fait changer d'idée à plusieurs reprises. Mais en bout de ligne, je crois que la WII est un feu de paille. Et je ne peux me résoudre à jouer avec une manette de XBox. Et un coeur qui aime est aveugle...
Pour vous remercier, j'ai agrémenté ce textes de plusieurs liens sympathiques... C'est pas grand chose, mais ça vient de mon fond...
Ok, je l'avoue, je suis un fan de télé-réalité. J'ai embarqué à fond dès la première saison de Survivor, lorsqu'un homosexuel nudiste, Richard Hatch, avait réussi à manipuler amis et ennemis pour se rendre jusqu'au bout. Et depuis, je n'ai jamais regardé derrière. J'ai embarqué dans les meilleures comme dans les pires, que ce soit Temptation Island, The Biggest Loser, American Idol (pour les chanteurs poches), Beauty and the Geek, Hell's Kitchen et plus récemment... Loft Story. Ca y est, je suis catalogué. Je suis un imbécile, un taré, un épais. Avouer aimer la télé-réalité est probablement un des pires péchés au Québec présentement. Loin devant la violence aux femmes, la pédophilie, et les juges qui chauffent chaud. Pas grave. Je plaide coupable. Plus qu'Occupation Double (ou des clones blonds et blondes jouent à la vie des gens riches et célèbres), Loft Story me fascine. Et je crois que le succès de l'émission repose sur la brillance de l'équipe derrière le loft. Les gens qui sélectionnent les rats de laboratoire épilés qui veulent leur quinze minutes de gloire. Ceux qui réussissent à créer un challenge avec un repas poitrine de St-Hubert. Bref, le Maître du Loft et sa gang.
Quand j'ai eu l'opportunité cette semaine d'aller visiter le backstage du Loft et d'assister au gala en direct, je n'ai pas hésité très longtemps. Je pourrais vous raconter tous les petits détails qui m'ont fasciné en tant que groupie de jeunes équipes télé talentueuses qui ne comptent pas les heures et qui travaillent en famille. Je pourrais me péter les bretelles d'avoir placé ma main dans le miroir de la salle de bains du loft, derrière le mur en carton à l'intérieur du studio froid et moche de Ville Lasalle. Mais laissons de côté ces broutilles pour mon party de sous-sol que j'organiserai pour sauver le méchant mono-sourcillé Sébastien de son prochain ballotage. Voici, par contre, quelques vérités incontournables constatées lors de ma visite:
- Vous trouvez que Marie Plourde manque de contenu et qu'elle s'enfarge à tous les deux mots? Sur place, c'est encore pire. Quand on voit ses immenses "cue cards" et le professionalisme de l'équipe autour, on se demande vraiment si Marie a déjà eu une habileté ou un naturel à faire de la télé.
- Virginie Coossa est une machine de guerre. Une shape de panthère. Et en plus, elle est très talentueuse et naturelle. Je vous ai dit qu'elle était belle? Elle devrait animer le gala en direct.
- Beaucoup d'anciens lofteurs des années précédentes errent sur le plateau sans but précis. Ca fait un peu pitié.
- L'évincée de cette semaine, Christelle , a définitivement les plus belles jambes du Loft. Tellement que ça a pris cinq bonnes minutes avant que je remarque qu'elle pleurait alors qu'elle était à deux mètres de distance.
- Les gens de la production de Loft Story ont dû dégonfler la baloune de Yannick lorsqu'il a été évincé. On lui a expliqué qu'il n'était pas une "vedette" et qu'il n'avait pas des "fans"... À le voir se comporter en Eminem des pauvres sur le plateau, on peut croire qu'il n'a rien compris.
- Si on se fie à l'équipe actuelle de réalisation, la légende urbaine de Guy Cloutier qui amenait ses amis reluquer les filles dans les douches la première année... Et bien, c'est pas une légende urbaine. On ne le dira jamais assez, quel charmant bonhomme.
- Les DJ sur le plateau font vraiment semblant de mixer.
- L'éclairage d'un studio télé, c'est chaud. Tous ceux qui avaient des chandails blancs ont regretté leur choix rapidement.
- Un gros barbu louche avec un chandail de Metallica, ça n'attire pas les lentilles de caméra. Heureusement d'ailleurs, ma mère m'aurait déshérité si elle m'avait vu à la télévision applaudir à Loft Story.
Merci aux gens de la maison de production de Loft Story et à TQS Montréal pour la visite et pour l'accueil. Et vive les mono-sourcils.
J'espère que vous avez mis la main sur notre calendrier du 400ème! Sur le lien, vous verrez nos horribles tronches d'animateurs présenter nos superbes filles du Dream Team, édition 2008. Les vidéos ont été présentés dans le cadre du lancement du calendrier au Pavillon de la Jeunesse. Pourquoi ce calendrier est mon préféré de toutes nos éditions? D'abord parce que c'est le plus beau. Parce que les filles sont écoeurantes. Parce qu'on l'a fait en gang et qu'on a eu beaucoup de plaisir à effectuer les sélections dans les bars de la région. C'est le calendrier de toute la gang de CHOI, et j'en suis très fier. Et en plus, le concept historique est excellent, sans qu'il prenne toute la place. La priorité, c'est les filles, et il y en a pour tous les goûts.
Un merci chaleureux et sincère à tous ceux qui ont travaillé de près ou de loin au succès du calendrier. J'ai pas gagné à l'ADISQ, alors je ne ferai pas la liste exhaustive, mais vous vous connaissez.
Pis vous autres, nos filles, vous les trouvez comment? J'adore la photo de ma Manon, portant le drapeau de l'invasion britannique avec son regard de panthère (oui, oui, de panthère). On comprend mieux pourquoi les Français se sont couchés comme des loches devant l'ennemi, il y a quelques siècles déjà...
Z'avez pas encore le calendrier? Garrochez-vous dans un Couche-Tard près de chez vous, c'est un quinze piasses bien investi. Oui, c'est de la plogue gratuite... Mais vous me remercierez...
Y a quelque chose de profondément risible dans toute l'histoire de Julie Boulet. Résumé: un journaliste du Journal de Montréal a eu la bonne idée de suivre la voiture de la ministre des Transports après une conférence de presse; en quelques minutes, le chauffeur de Ma'ame Boulet a contrevenu à plusieurs règles de la circulation, roulant sur l'autoroute à plus de 132 kilomètres-heure et effectuant plusieurs dépassements vers la droite. Hon.
Pire que la faute, il y a la façon très hypocrite de s'en laver les mains. La Ministre blâme ainsi son chauffeur, expliquant qu'elle dormait à l'arrière du véhicule et qu'elle n'a pas réalisé que son chauffeur était en infraction. Il y a quand même des limites à nous prendre pour des cons. Ainsi donc, y a pas un ministre qui demande à son chauffeur de "peser sur la suce" quand il est en retard à une conférence de presse, ou à une inauguration, ou à l'Assemblée Nationale? Et les chauffeurs-bodyguards du gouvernement vont laisser passer cet affront sans dire un seul mot? Est-ce qu'un seul être humain du Gouvernement va nous replacer les pieds dans la réalité pour nous dire ce que tout le monde sait déjà? Que TOUT LE MONDE roule à 130 km/h? Que TOUT LE MONDE dépasse vers la droite quand ça niaise à gauche?
Ca me semble être l'évidence la plus simple. Sur nos autoroutes, lorsqu'il fait beau, avec la performance des véhicules de 2007, le trafic roule en moyenne entre 120 et 130 km/h. Une vitesse à laquelle vous serez doublé plus souvent qu'à votre tour sur la 20 ou la 40. Pourquoi ne pas statuer cette évidence, au lieu de faire passer un pauvre chauffeur de Ministre pour un criminel? Le gars est sous enquête, et il a été muté à des tâches administratives. Un peu plus, et il sera davantage maltraité qu'un juge qui s'est fait prendre en état avancé d'ébriété sur nos routes, il n'y a pas si longtemps. Est-ce si difficile d'admettre que la vitesse normale sur une route dégagée soit de 120 km/h? Je sais, c'est pas très politically correct. C'est pas à la mode, alors qu'on veut se donner bonne conscience avec un projet de loi bidon. Mais la vérité, dans tout ça?
La vérité: trois personnes ont perdu la vie sur les routes en fin de semaine. Pas sur les autoroutes. En aucun cas, le nouveau projet de loi aurait pu sauver ces vies. Autre vérité: sept histoires d'alcool au volant dans l'actualité de la dernière semaine. Tous les cas impliquent des récidivistes qui avaient plus du double de la limite permise d'alcool dans le sans. Aucun de ces cas n'est touché par le nouveau projet de loi. Alors vous faites quoi, messires du gouvernement? Vous continuez de défendre un projet de loi "botché", mal foutu et illogique, ou vous commencez à regarder la réalité en face? Nah. Blâmons plutôt ce méchant chauffeur dangereux criminel. Aidons la ministre à s'en laver les mains. Et continunons de faire croire au bon peuple qu'on veut sauver des vies sur les routes de la belle province, et qu'on ne fait surtout pas ça pour voler l'argent du contribuable moyen. Dégueulasse.
Difficile d'écrire sur les événements des dernières heures sans tomber dans les lieux communs. En Afghanistan, deux soldats de Valcartier ont été tué suite à l'explosion d'une bombe artisanale. Le caporal Nicolas Beauchamp et le soldat Michel Levesque, deux boys de chez nous, ont perdu la vie. Trois autres soldats de l'armée canadienne ont été gravement blessé dans l'attentat. Déjà, 73 canadiens ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de la mission. À chaque fois, le coeur nous serre. On se sent impuissant, inutile. Et on se questionne. Sur ce qu'on va foutre là-bas, au juste. Si ce pays sera mieux lorsqu'on le quittera, que ce soit en 2009 ou plus tard. Les soldats y croient, ou à tout le moins, semblent y croire. Leurs familles font preuve d'un courage et d'une patience exemplaires. À vous tous, je ne sais pas comment vous faites pour tenir le coup. Pour ne pas succomber à la panique et à l'angoisse, ici ou là-bas. Vous êtes tous des héros. Je vous offre bien humblement mes sympathies en ces jours tragiques.
La veille, un jeune que nous avons tous vu à la télévision a décidé de s'enlever la vie. Le soldat Frédéric Couture, 22 ans, s'est suicidé. Le soldat du Royal 22e Régiment, de Valcartier, avait dû être amputé du pied gauche après avoir marché sur une mine en Afghanistan, l'an dernier. Il avait le tour des médias et nous avions admiré sa résolution. Je me souviens que nous avions fait des démarches pour lui parler à CHOI, et il nous avait demandé poliment de passer à autre chose, il était tanné de raconter son histoire et de faire le tour des micros. Je comprends le sentiment, sans le comprendre. La journée où il m'arrive quelque chose de tragique, vous pouvez être certains que la dernière chose que j'aurai le goût de faire, c'est de me retrouver devant des médias avides de ce genre de témoignage. Si on se fie aux antécédents de l'Armée canadienne, nous aurons bien peu de détails sur ce qui a amené le jeune amputé à mettre fin à ses jours. Ce qui est dommage. Tant que l'armée voudra gérer ce genre de cas à l'interne, on ne crèvera pas l'abcès. Et il semble y en avoir un, à la grandeur de l'Amérique, selon une enquête de CBS. Ou peut-être plus justement, à la grandeur de ces jeunes armés qui reviennent de l'horreur. J'imagine que pas un entraînement peut préparer un être humain à faire face à l'horreur. On a l'instinct d'y survivre ou on ne l'a pas. Vous êtes-vous posé la question, au fond de vous-mêmes, si vous pourriez revenir faire votre vie normale après la guerre? La réponse peut faire peur. Que faire d'autre que garder quelques moments de silence et sympathiser avec les familles et les proches? Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Je voulais prendre quelques lignes pour rire de la ministre des transports qui ne respecte pas ses propres règles . Je voulais aussi revenir sur l'entretien avec Patrick Lagacé de vendredi matin (sur le lecteur media Genex, vers neuf heures cinq). Mais le coeur n'y est plus. J'ai juste le goût de profiter du feu, de ma blonde, du bon vin... De la vie, bref. Vous aussi, j'espère.
Avant même d'aborder cette chronique, je vous invite à aller lire ce bout de blogue de Patrick Lagacé, journaliste de la Presse.
Je ne sais pas quelle mouche pique nos grands penseurs montréalais ces temps-ci, mais on dirait que l'enflure verbale est devenue leur fer de lance, peut-être à défaut d'avoir des arguments. Ainsi donc, en quelques jours seulement, Jean Charest est devenu "un gros trou du cul qui mange du vomi" (de la bouche de Richard Martineau à l'émission Le 3950), Jeff Fillion est devenu un "porc" (la blonde de l'autre, Sophie Durocher, à la même émission). Et voilà la nouvelle victime de la diffamation facile, le député adéquiste responsable du dossier de la sécurité routière, Pierre Gingras. Lagacé le traite ni plus ni moins de plouc et d'imbécile.
Pourquoi? Simplement parce que Lagacé n'est pas d'accord avec sa vision des photos-radars.
Je ne pourrai jamais m'empêcher de sourire lorsque je vois des journalistes qui nous ont fait la leçon pendant toutes ces années faire exactement la même chose que les gens qu'ils ont si souvent décrié. Quelle est la différence entre un animateur de radio de Québec qui traite une femme de vache et une animatrice qui traite un homme de porc? Est-ce qu'un animal de ferme est plus noble que l'autre? Est-ce que c'est une question d'opinion? Le jugement de valeur de l'un est plus important lorsqu'il vient de Montréal, on peut donc se permettre de traiter les gens de nom? Je sais, vos propos sont cités hors contexte, ou c'était simplement de l'humour, ou encore on retient seulement les gros mots et on oublie les arguments et les faits autour. Tiens, ces explications me rappellent vaguement quelque chose... Et si je me souviens bien, devant un juge, ça ne marche pas, et ça coûte cher. Faites-moi rire encore, les donneurs de leçons...
Revenons à Lagacé, maintenant. Je ne sais pas si sa réputation de blogueur à la mode est en train de lui monter à la tête. Ou encore c'est cette histoire de Réjean Tremblay qui s'inspire de lui pour écire un personnage de soap québécois. Aucune idée. Je l'sais pas, man. Mais en quoi l'opinion du député adéquiste sur les photos-radars fait de lui un imbécile? Je pense que nous sommes nombreux au Québec à être d'avis que les photos-radars sont des machines à ramasser de l'argent facile de contribuable. Nombreux aussi à ne pas croire que les photos-radars vont changer quoi que ce soit à la vitesse sur les routes ou au nombre de morts par année au Québec.
Si Patrick Lagacé veut se renseigner sur les déboires des photos-radars presque partout en Amérique du Nord, en Angleterre (où on les retire) et ailleurs, je lui propose volontiers toute la documentation fouillée par notre Monsieur Dess national. J'imagine qu'il y a un fax, à quelque part, dans le building de la Presse? Ou au pire, Patrick, on va payer pour la grosse enveloppe jaune.
Autre fait digne de mention: l'année 2007 sera une des moins mortelle sur les routes du Québec. Et pourtant, aucune loi n'a été changée. On est tout simplement revenu à des statistiques plus normales après quelques années où les décès ont été plus nombreux. D'ailleurs, la hausse statistique de l'an dernier s'explique à elle seule par les six morts de la tragédie du Viaduc du Concorde. J'imagine que les photos-radars auraient pu sauver la vie de ces six personnes qui se sont fait écrapoutir par des structures désuetes.
Peut-être, m'sieur Lagacé, que les statistiques sur les photos-radars valent la peine d'être regardées de plus près. Peut-être, m'sieur Lagacé, que ça vaut le coup d'aller lire les déclarations des députés libéraux Béchard et Dupuis sur les photos-radars en 2001, alors qu'ils étaient l'Opposition officielle (sur le lecteur media Genex, émission du show du matin du 14 novembre, sous la rubrique "girouettes libérales"). Et que dire du premier ministre, qui dans nos studios au mois de février dernier, se disait lui même contre l'idée "compliquée et inutile" des cinémomètres. Peut-être, juste peut-être, M'sieur Lagacé, que les imbéciles ne sont pas ceux qu'on pense...
J'en profite pour saluer le travail acharné de Monsieur Dess dans le dossier. Le kid nous a montré tous les trucs douteux tournant autour de ACS, la compagnie qui construit et installe les machines à ramasser de l'argent. Il a aussi fouillé les statistiques de partout dans le monde pour nous démontrer que les chiffres sont loin, très très loin de ce succès instantané et unanime qu'on veut essayer de nous passer de force dans la gorge.
On aurait pu traiter ceux qui n'étaient pas d'accord avec nous de ploucs, d'imbéciles ou de "insérer-votre-animal-de-ferme-favori-ici". Mais depuis que ça coûte cher, on préfère se renseigner...
Le Centre Bell était plein à craquer samedi soir, et ce n'était pas pour le hockey.
Nah, le Canadien s'est assis sur une avance de un but contre les Sénateurs en fin d'après-midi à Ottawa, et l'inévitable est arrivé à cinq minutes de la fin du match; Christobal peut pas tout faire tout seul... Mais je m'égare.
Je disais quoi? Ah oui. Le Centre Bell, plein à craquer, donc. Pour un autre groupe has-been qui fait un retour. La musique se porte vieille et nostalgique cette année, avec les come-backs nombreux de la Ligue du Vieux Poêle du Rock (Genesis, les Police, les deux Who qui restent, les Eagles, Led Zep, etc...). Cette fois, c'est le Van Halen mythique qui a repris la route, avec en tête le chanteur David Lee Roth. Beu-bye Sammy Hagar, adios Gary Cherone, au Centre Bell samedi soir, il n'y avait qu'un seul Van Halen; celui qui est mort en 1985 avec le départ de Diamond Dave.
Alors, le spectacle, c'était comment? Un mot sur la foule, d'abord. Fouillez-moi pourquoi, mais je m'attendais à voir des pitounes mal vieillies et trop maquillées, momifiées dans des jeans trop petits. Curieusement, pas de "old groupies". Beaucoup de gars, par contre, jeunes et vieux. Un show de testostérone.
Passons vite sur la première partie, un groupe de reggae poche qui jouait du reggae poche. Je déteste le reggae. On peut prendre n'importe quelle toune de n'importe quel artiste, la mixer avec toutes les autres tounes existantes de reggae et se retrouver avec une longue toune plate de reggae à un accord. Tut-tut, les goûts, ça se discute pas. Et à voir le nombre de personnes qui traînaient dans les corridors avec la face longue dans leur bière à dix piasses, je n'étais pas le seul qui n'était pas là pour entendre du reggae. Message à Van Halen: emmener ses pushers en tournée, c'est bien, mais les faire jouer pendant 40 minutes, c'est nul...
Je n'ai jamais été un gros fanatique de Van Halen. J'étais trop jeune quand la vague a frappé. Au secondaire, je me suis plongé dans le rock progressif des années 70 alors que tous mes chums écoutaient du Metallica. Y a pas à dire, j'étais pas invité souvent dans les partys. J'ai rattrapé mon retard musical en arrivant à CHOI, mais la période faste de Van Halen, je n'ai jamais connu, à part pour les Greatest Hits et les vidéo qu'on repasse à Boulevard Nostalgie. J'allais donc voir ce concert en tant que curieux, en tant qu'amateur de musique, mais pas en tant que fan de Van Halen.
Et je dois dire que les vieux shnouks m'ont impressionné. Même si David Lee Roth a les cheveux courts et qu'il s'habille comme Liberace (vestes et chapeaux), il est encore capable. La voix était là, les mimiques aussi. Le gars est en shape à son âge, beaucoup plus que je le suis au mien. Il marmonne un peu les paroles, mais il s'amuse avec la foule ("I forgot the fucking words!!" a-t-il même crié pendant "I'll wait") et a encore un charisme indéniable, ce petit quelque chose que bien peu de chanteurs ont. Diamond Dave est dans la catégorie des Scott Weiland, Axl Rose, Mick Jagger et Jim Morisson. Les plus-grands-que-nature.
Eddie Van Halen est lui aussi un phénomène. Mes voisins d'estrade avaient un pari à savoir si le guitariste légendaire allait être en état de jouer. Faut préciser que Eddie a eu plus que sa part de problèmes de boisson dans les dernières décennies. Et il y a eu la maladie. Et son caractère de cul. Mais il était là, pantalons kakis, en bedaine, pour aligner tous les solos qui ont rendu son style célèbre et inimitable. Lui aussi paraît très enjoué et plus en forme que jamais. À la basse, un p'tit nouveau, son fils! Wolfgang Van Halen, seize ans (!!!), qui ressemble à tous les ados que vous connaissez. Trop grand, un peu lâche, joufflu, et un look "emo". Le kid semble un peu perdu sur l'immense (et très belle) scène de Van Halen, mais qui ne le serait pas à sa place? Seize ans, tu joues avec ton père, une légende du rock dans le groupe Van Halen!! Sa performance musicale et surtout vocale a été impeccable. Je pense que c'est ce qui m'a le plus impressionné dans le show: les voix. Vous savez, les vieux refrains de Van Halen, à trois voix? Je croyais pas qu'on pourrait remplacer le bassiste Michael Anthony là dessus. Et bien erreur, papa et fiston le font si parfaitement qu'on croirait entendre les albums... Faut pas oublier le batteur non plus, Alex Van Halen, là depuis le début. Il a pris un sacré coup de vieux, mais quel jeu solide. En un court mais très efficace solo (juste avant ma toune préférée, "hot for teacher"), il nous a montré toute son expertise. Surprenant!
Bref un bon show, puant le rock et la nostalgie à plein nez. Mais pour avoir vécu MON trip nostalgique plus tôt cet été avec Genesis au Stade Olympique, je sympathise avec tous ceux qui ont passé une soirée de rêve à voir leur groupe préféré enfin réuni sur une seule et même scène. Et le plus objectivement possible, je crois que Van Halen constitue le meilleur come-back de l'année. Genesis a ralenti et baissé ses tounes (plus bas que ça, ça serait une seule longue note monocorde), les Police semblaient rouillés sur les extraits vus à la télé... Van Halen avait du plaisir. Et de la complicité. Et du feu dans les yeux. Qui aurait cru celà possible?
Comment? Non, non, ce n'était pas le show de ma vie... Mais c'était bien, quand même.
Vous vous souvenez dans Rocky 3, lorsque Mikey, le vieil entraîneur de Rocky, s'élance vers le ring alors que son poulain est en train de se faire démolir par Mr. T? En désespoir de cause, il crie: "Arrêtez le massacre!". Je demande la même chose pour la série Heroes.
Le buzz autour de la première saison a été intense. Du jamais vu depuis les X-Files dans la communauté "geek" américaine. Et avec raison. L'histoire de ces héros qui découvrent leurs pouvoirs et qui tentent de trouver leurs origines et leurs utilités avait quelque chose de charmant. Une variation intéressante sur un thème archi-usé. Et, disons-le, l'enthousiasme contagieux du sympathique Hiro Nakamura, personnage-clé de la série, était difficile à ne pas admirer.
Pourquoi alors une série avec autant d'attention s'écrase aussi rapidement après une première saison réussie? La raison est simple. Le scénariste principal de la série Heroes a quitté pour aller écrire Pushing Daisies (qui ironiquement est la nouvelle série la plus appréciée de l'automne chez les critiques). Résultat: on a l'impression que la grève des scénaristes a débuté plus tôt pour Heroes... Tous les personnages font du sur-place. L'intrigue aussi. Comme si on ne savait plus du tout dans quelle direction aller, mais qu'on continuait tout de même parce que la piasse est bonne et la demande est forte. Peter Pitrelli a perdu la mémoire et redécouvre ses pouvoirs. Encore. Le sombre et méchant Skylar a perdu ses pouvoirs et recommence sa soif de vengeance. Encore. Claire veut devenir cheerleader et cherche à vivre avec son invincibilité comme si elle n'existait pas, question d'avoir une existence normale à son High School. Oui, oui, encore. Et que dire du meilleur personnage de la série, le pauvre Hiro, perdu dans un passé médiéval japonais dont personne n'a rien à foutre. Dommage, quel dommage.
Je viens d'abandonner, de jeter l'éponge. À mi-chemin de l'épisode 7 de la deuxième saison, présenté à Global avec un peu d'avance. Pour aller écouter Loft Story, calvasse, c'est vous dire à quel point... Le moment précis où j'ai lâché? Lorsqu'on a ressorti la fameuse phrase: "Claire is the key". Quoi, encore Vraiment Impressionnant de voir avec quelle rapidité cette série en est venue à s'auto-parodier...
Je ne suis pas le seul à critiquer la deuxième saison de Heroes. Les médias américains s'en donnent à coeur joie et cherchent déjà la prochaine grande série qui saura répondre aux attentes de plus en plus élevées des téléspectateurs. "So much good TV, so little time" disait une grande philosophe (Poison Ivy, dans Batman, je crois)... Heroes aura beaucoup de difficulté à remonter la pente, et il ne faudrait même pas se surprendre de voir l'émission changer de case horaire et graduellement disparaître. Alors que la série laissait présager tant de belles choses...
Ceux qui n'ont pas encore débuté Heroes, je vous recommande chaleureusement la première saison. Mais faites-vous plaisir: arrêtez le massacre tout de suite après... Ca fera moins mal qu'une longue mort agonisante.
Double controverse cette semaine avec la dernière campagne de publicité de Radio X. Vous savez, la campagne où on voit des petits émoticons rigolos avec des slogans humoristiques? Sur une pub, on voit un émoticon qui baîlle à s'en décrocher la mâchoire sous un slogan vantant l'intérêt pour la commission Bouchard Taylor. Sur une autre, on voit l'émoticon vomir ses tripes avec l'expression "Le 400ème de Québec, c'est malade". Et comment oublier celle qui a déclenché les foudres de nos amis montréalais, qui décidément, ont l'épiderme sensible et pas grand chose à jaser ces jours-ci; on y voit un émoticon brandir le doigt d'honneur avec le slogan "Tout est tellement mieux à Montréal"...
Ce sont les deux dernières pubs mentionnées qui ont été reprises par les médias pour nourrir un peu de controverse facile. Celle de Montréal s'est retrouvée dans les première pages du Journal de Mourial et on a poussé le ridicule jusqu'à aller chercher la réaction du maire Gérald Tremblay. Pendant ce temps, la pub sur le 400ème a fait le tour du Canada via la Gazette. Les libéraux, qui essaient de faire oublier leur chef Stéphane Dion, sautent sur à peu près n'importe quoi pour attirer l'attention ailleurs. Résumé du "scandale" ici.
J'ai toujours détesté les campagnes de pub radio. Slogans stupides, manque d'originalité, grosses faces laides des animateurs sur les Billboard, les autobus, et dans les journaux. CHOI a toujours essayé de faire différent. Premier objectif: ne pas montrer de grosses faces laides d'animateurs. Deuxième objectif: s'amuser un peu. Les pubs avec les émoticons, je les trouve savoureuses. De l'humour juste assez grinçant, et juste assez de mauvais goût, à l'image de la station. Ne pas reconnaître que les gens de Québec sont sceptiques face aux festivités du 400ème, c'est faire preuve d'aveuglement volontaire. Ne pas avouer que les gens de Montréal ont l'impression d'être mieux que les gens des régions et qu'ils sont susceptibles quand l'humour ne vient pas de l'Île, c'est aussi une façon de se Stevie-Wonderiser. On n'a qu'à constater leur réaction dans le présent dossier. Les Américains n'ont pas été plus prudes lorsqu'ils ont crié au viol après avoir vu un sein (moche) de Janet Jackson au SuperBowl...
À Ottawa, on n'a guère fait mieux. On a tenté de tisser un lien entre le "mauvais goût" de la pub et la ministre du Patrimoine, Josée Verner. Motif: c'est la firme de marketing du mari de Josée Verner qui a élaboré la campagne publicitaire de Radio X. Wow. Vraiment.
Pour paraphraser la ministre, on va prendre son gaz égal. On prend un grand respir, un verre d'eau, une marche dans la nature...
CHOI peut prendre avec plaisir le blâme et le monopole du mauvais goût de la campagne. C'est le mandat qu'on a donné à la firme de pub. On veut des pubs drôles, rebelles, différentes, et grinçantes. Tous les goûts sont dans la nature, mais pour moi, le défi a été relevé. On peut même ajouter au passage que la firme de pub n'avait qu'à développer les logos... Pour le reste, CHOI n'a pas le monopole de l'humour de mauvais goût. À ce que je sache, des millions de québécois seront devant leur téléviseur pour voir qui RBO va bitcher dans le Bye Bye la veille du Jour de l'An (ils ne seront pas devant leur tivi pour écouter le spectacle d'ouverture du 400ème de Québec, mais ça, c'est un autre débat). On s'amuse, j'espère que vous aussi.
Pour le reste, alors qu'une demi page de pub dans le journal coûte des milliers de dollars, je voudrais remercier tous les journaux à travers le Canada qui nous a donné de la pub gratuite. Le nouveau bras droit de Jack Layton, Thomas Mulcair, a été le plus intelligent dans sa réaction. Questionné sur la "controverse" par les journalistes, le membre fort du NPD a simplement répondu: "Le but d'une publicité est de faire parler de soi et de faire réagir. On peut dire que l'objectif est atteint"
Un hit assuré, le gâteau chocolat et à la bière Guinness de Ricardo. Un peu plus de travail qu'un simple gâteau au chocolat mais il en vaut vraiment la peine!!!
Pas encore sorti officiellement, mais fait déjà des vagues. Burger King se défend en disant qu'il s'agit d'un sandwich pour 6 personnes. Donc pain hamburger de 9 pouces de diamètres, 4 boulettes de Whopper, pepperoni, mozzarella, sauce marinara plus pesto...
Un hit assuré, le gâteau chocolat et à la bière Guinness de Ricardo. Un peu plus de travail qu'un simple gâteau au chocolat mais il en vaut vraiment la peine!!!
Pas encore sorti officiellement, mais fait déjà des vagues. Burger King se défend en disant qu'il s'agit d'un sandwich pour 6 personnes. Donc pain hamburger de 9 pouces de diamètres, 4 boulettes de Whopper, pepperoni, mozzarella, sauce marinara plus pesto...