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DENIS GRAVEL | Description de l'animateur : "Lorem ipsum dolor sit amet, consectetaur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum." |
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La haine qui tue
lundi 28 septembre 2009 à 17:12 :: DENIS GRAVEL

J'ai rencontré Pierre Falardeau une seule fois. Et ce n'était pas la plus belle journée de sa vie. Enfoncé dans un fauteuil sur la terrasse intérieure du Château Frontenac, flanqué de son ex-complice Julien Poulin. Les deux hommes broyaient du noir. Ils étaient en journée promotionnelle à Québec pour le lancement d'Elvis Gratton 2. Les journalistes avaient tous vu le film et l'avaient trouvé minable. Poulin et Falardeau ont eu à défendre leur bébé toute la journée. Pour parler à la Falardeau, ils avaient leur crisse de voyage. J'étais avec Marie St-Laurent et nous étions, oui, excités à l'idée de rencontrer Elvis Gratton et son créateur. Nous y sommes allés en groupies cinéma, et bien honnêtement, nous n'avions pas détesté Gratton 2. Je suis encore un des seuls aujourd'hui à défendre la dernière scène, où on voit Falardeau et Poulin qui réfléchissent à la façon dont pourrait se terminer l'intrigue. Une grosse joke poussée à boutte. Un film de morons, pensé en moron, pour des morons. C'est le Falardeau que j'aimais bien. Sans la prétention et la revendication. La simplicité.
Ce n'est pas ce qu'on va garder en mémoire de Pierre Falardeau. Son obsession souverainiste le faisait souvent déraper dangereusement. À court d'arguments, ce qui arrivait fréquemment, il devenait verbalement violent. Et tout ce qu'il l'a sauvé de se faire ruiner en poursuites pour diffamation, c'est que les souverainistes mous et les médias s'en sont servis comme un clown. Une mascotte de l'indépendance, au même titre que le dessin du Patriote avec sa tuque pis sa carabine. Falardeau a accepté son rôle, touchant un cachet à chaque fois qu'il se pointait dans un média pour sacrer contre les Anglais, et traiter de nom tous les québécois qui ne pensaient pas comme lui.
Pourtant, en mode simplicité, Falardeau pouvait émouvoir. Plusieurs scènes du film "18 février 1839" donnent la chair de poule. La sobriété de Falardeau sur un sujet qui le touchait profondément était étonnante. Lorsqu'il laissait son agenda politique de côté, et qu'il se contentait de laisser parler sa caméra, Falardeau touchait la cible. À des années-lumière de ses feuillets propagandistes où on pouvait l'entendre vomir son racisme dans les années 70. Le film "Le Party" est vraisemblablement celui où il aura le plus laissé parler son talent. Mais le reste de son oeuvre reste teinté de haine. De haine envers ceux qu'il voyait comme des ennemis à abattre. De haine envers ses compatriotes qu'il voyait comme des chiens dociles, soumis à leur César anglophone "Amarricain". De haine envers Claude Ryan et Pierre-Elliot Trudeau, qu'il a poursuivi jusque dans leurs tombes, en célébrant leurs décès. Et quand il crachait cette haine, comment réagissions-nous? On riait. Commes des cons. Les droitistes riaient parce que le pauvre Falardeau sabotait lui-même sa cause. Les gauchistes riaient parce qu'il disait tout haut ce que plusieurs d'entre eux pensaient tout bas. Les pseudos-intellos de Montréal riaient parce qu'ils l'avaient adopté comme leur fou du roi. Danny Turcotte pour faire des jokes d'homo, et Pierre Falardeau pour faire des jokes de "crisses de blokes". Il n'y avait pourtant rien de drôle dans la haine qui nourrissait (littéralement) celui qui était devenu le Elvis Gratton des souverainistes.
Comment Falardeau a pu toffer aussi longtemps à haïr autant? Bonne question. La haine, ça gruge, ça vide, ça aigrit. Un ancien collègue pourrait sans doute vous en dire long à ce sujet. Et cette haine finit par prendre toute la place. C'est ce qu'on se souviendra de Pierre Falardeau. C'est ce que je me souviendrai de Pierre Falardeau.
Ma rencontre avec Falardeau? Ah oui. J'y reviens, pour boucler la boucle. C'est avec les larmes aux yeux qu'il nous avait accueillis. Il était fatigué, humilié, vaincu. Nous avions devant nous deux québécois (lui et Poulin) qui représentaient en tout point ce que Falardeau a dénoncé toute sa vie. S'il s'était vu cet après-midi là, il se serait crié des noms. Au fond, derrière le masque de violence, Falardeau voulait désespérément être aimé et être apprécié pour son travail. Comme tous ses compatriotes. Mais il aura lui-même contribué à son malheur. Dans trente ans, on se souviendra des coups de gueule, des appels aux armes, du criage de noms. Mais peut-être bien peu de l'artiste, rendu invisible par son propre show de boucane.
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40
mercredi 16 septembre 2009 à 19:32 :: DENIS GRAVEL
C'est drôle, je me sens un peu Kanye West quand je regarde mon poids sur une balance. Oui, j'ai le goût de m'enfler la tête, de me péter les bretelles et de me prendre pour Dieu le Père. Depuis le mois de janvier, j'ai perdu 40 livres. J'en pesais 235, je suis maintenant à 195 (merci aux filles du Dream Team pour le calcul mental). Aucunement un pas pour l'humanité, mais un chemin de vie intéressant pour mon petit moi de rien du tout (surtout depuis qu'il est moins pesant).
À l'instar du vénérable Charles Tisseyre, je n'ai pas eu une révélation à mi-montagne pour me prendre en main. J'étais au Mexique, en décembre, et j'ai rencontré un miroir sur mon chemin que je n'ai pu éviter. En bedaine, on aurait pu croire que Carl Williams avait grossi. À quelques semaines de mes 31 ans, je me suis dit que si je ne faisais pas quelque chose rapidement, je deviendrais comme Jérome Landry. Et ensuite pire encore, comme Stéphane Dupont. Pour finir dans une boîte quelques décennies trop tôt, comme Patrick Swayze. J'avais besoin d'un défi personnel et je suis dit: why not, pinotte.
J'ai réduit de beaucoup la boisson. Je me suis mis sur la liste noire des fast-foods. Je me suis fait de l'osti de couscous. Des crisses de jus de fruit dans le blender. Beaucoup de saumon. Et je suis allé au gym. En quelques semaines, tel le Pôle Nord, je commençais à fondre. Y a rien de surhumain là dedans. Si un gros lâche comme moi peut le faire, je peux vous dire que ça vous ouvre pas mal de portes.
J'ai plus d'énergie quand je me lève le matin. Je ne dors plus tous mes après-midi. Je digère mieux. Les bières et les repas gras sont mieux gérés par mon système. La machine est plus efficace.
Je sais, je sonne comme une mauvaise annonce de Slap Chop ou comme un fou furieux qui a rencontré Jésus. Mais ça me fait du bien d'en parler. Je considère ces 40 livres perdues comme un des beaux exploits de ma vie. Rien pour vous convaincre que je mène une existence palpitante... Mais je vous en parle juste parce que si vous aussi vous croisez un miroir que vous ne pouvez éviter et que l'image qu'il vous renvoie ne vous plaît pas, rendez vous service. Ca demande pas tant d'efforts et vous vous remercierez sans fin.
Le prochain défi: ne pas redevenir un gros tas. Un défi beaucoup plus simple. C'est le coup de départ qui est dur à donner. Le reste devient une routine. Et l'orgueil nous pousse à ne pas revenir en arrière.
Enweille. Hit the gym, fat ass.
Et Beyonce a fait le meilleur clip au monde, bon.
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Plein de choses pas importantes.
lundi 14 septembre 2009 à 14:54 :: DENIS GRAVEL
Je suis comme ça. Lunatique. Je retiens les trucs pas importants et j'oublie les choses essentielles. Impossible pour moi de retenir les dates de fête, les noms, les visages. Ce qui me fait souvent passer pour un snob (ça et ma face de fendant, j'imagine). Pourtant, je peux encore vous réciter par coeur les durées des chansons de Pink Floyd, vous réciter des bouts de Rocky 4 en français et en anglais, et vous nommer tous les joueurs du Canadien de l'édition de la Coupe Stanley de 1986. J'ai toujours focussé sur les trucs pas importants; ça explique peut-être pourquoi je suis toujours sans enfants et célibataire à 31 ans... Mais loin de moi l'intention d'embarquer dans du stock digne d'un divan de psychiâtre. Non, c'est juste pour dire que j'ai accumulé plein de trucs pas importants depuis le début de l'été. Et c'est le temps de vider le sac. Pour laisser de la place, espérons-le, à des choses plus importantes. Grandis un peu, Gravel.
The Incident
J'écoute actuellement le nouvel album de Porcupine Tree, un de mes groupes fétiches. Malgré les fuites internet, j'ai attendu la sortie officielle. Je suis comme ça, encore un peu "Old School" malgré mon IPod. J'y retrouve le groupe que je vénère, avec un son drôlement efficace, à mi-chemin entre le progressif et le métal, alternant sans fin les refrains accrocheurs et les séquences plus expérimentales. Un son unique qui vaut la peine d'être découvert. Clairement un album qui fera mon top 5 à la fin de l'année. La force des ambiances créées par Steven Wilson est sans cesse surprenante. C'est lui qui chante, qui joue la guitare et qui compose tout ce que fait Porcupine Tree. Le gars est un petit prodige, qui a produit les albums acclamés de Opeth et qui a aussi un autre groupe, Blackfield, qui joue dans des tons un peu plus paisibles. À la première écoute, The Incident nous amène en terrain connu, à quelque part entre Lightbulb Sun et Fear of a Blank Planet. Le premier CD constitue une seule pièce, de 55 minutes. Oui, oui, 55. Pas pour toutes les oreilles... La batterie de Gavin Harrisson, véritable Bill Bruford de l'ère moderne amène du mordant aux séquences plus rock. Pour le reste, on plane, et on plane bien. Un album double dense que j'ai déjà hâte de réécouter.
Batman
L'industrie du jeu vidéo en chute libre? Faites-moi rire. Les chiffres des six derniers mois démontrent que l'industrie n'a rien fait paraître de vraiment marquant, because la crise économique. Le véritable test sera au cours des prochaines semaines. Parce que là, les gros canons ne manquent pas. Du Beatles, du Guitar Hero, de la NFL, du hockey et bien sûr, du super-héros. Le chevalier sombre a finalement un jeu qui lui rend justice. Batman: Arkham Asylum risque de se retrouver au sommet de plusieurs palmarès de fin d'année et avec raison. Tout dans ce jeu est sublime. Les décors remplis de détails, sombres et gothiques, qui donnent vraiment un feeling de réalisme et de crédibilité au jeu. Des acteurs de renom (dont Luke Skywalker lui même, Mark Hamill, qui incarne le Joker) donnent vie à tous les personnages avec beaucoup de virtuosité. Et les amateurs de Batman se sont fait plaisir; Harley Quinn, Killer Croc, Poison Ivy, le Scarecrow... L'Asile de Gotham est un véritable gala MTV du super-vilain. Ils sont tous bien exploités (plus particulièrement l'Épouvantail, avec des séquences dignes de Silent Hill, à donner des frissons!). Mais la force principale de ce nouveau Batman est d'être à la fois un jeu d'espionnage génial, un jeu de combat simple et spectaculaire, et un jeu d'exploration qui demande patience et énergie (l'utilisation du personnage du Riddler à ce niveau est une trouvaille très efficace). Vous passerez une quinzaine d'heures de qualité avec Batman, encore plus si vous êtes un fan de l'univers et du personnage. On veut une suite, mettant en valeur les oubliés. Une femme-chat, peut-être...?
Brüno
J'ai rarement ri dans une salle de cinéma au point d'en pleurer et d'en avoir des crampes. C'est arrivé à Borat. Et cet été, Sacha Baron Cohen m'a refait le coup avec Brüno. Son personnage d'homosexuel ultra-féminin est bête, méchant et pue le préjugé à plein nez. Mais l'humour reste aujourd'hui le dernier rempart de la société qui nous permet d'être bête, méchant et de ressortir tous les préjugés qui rendent les gens mal à l'aise. Le film est un festival non-stop de mauvais goût, à voir ABSOLUMENT en version originale. Plus drôle que Borat? Peut-être pas, l'effet de nouveauté étant disparu. Mais tout de même terriblement grinçant et efficace.
Guitar Hero 5 ou Rock Band The Beatles?
Je réponds les deux si vous avez l'argent et le temps. Le setlist de Guitar Hero 5 est quand même pas mauvais (en plus d'être garni - 85 chansons au total), et le nouveau "party mode" permet à quiconque d'embarquer ou de débarquer de n'importe quel instrument pendant une sélection de tounes choisies au hasard. Idéal pour les soirées à plusieurs avec quelques bières. Et pour empêcher un gars chaud désagréable (comme moi, par exemple) de monopoliser le setlist. De l'autre côté, Rock Band The Beatles est un fantasme devenu réalité pour tous les admirateurs du Fab Four. Les chansons sonnent comme une tonne de briques, et l'imagerie conçue autour de chacune d'elle attirera suffisamment vos yeux pour vous faire manquer quelques notes. Mais le spectacle en vaut la peine. Ce nouveau Rock Band pourra aussi fermer la gueule de tous ceux qui se moquent du talent de Ringo Starr avec des baguettes. J'en ai bavé à Expert avant de redescendre d'une coche, mon égo passablement meurtri. À vous de voir si ça vaut la peine de vous acheter le kit de luxe avec les instruments à l'effigie des originaux utilisé par les Beatles. Ou d'acheter des micros supplémentaires pour tenter les harmonies vocales tout en jouant d'un instrument. Mais la facture monte dangereusement vite. Je vous rappelle que pour 50 dollars, vous aurez une guitare Rock Band régulière qui fera tout aussi bien que les répliques qui se vendent deux fois ce prix... Donc, oui pour Guitar Hero 5. Et oui pour Rock Band The Beatles, si vous êtes un fan.
Voilà. Plein de trucs pas importants. Et curieusement, que du positif. Ben oui, ça arrive. Et ça fait du bien.
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L.A. Jour 3
jeudi 4 juin 2009 à 12:51 :: DENIS GRAVEL
Ce survol vous parvient accompagné d'un bon mal de tête. Les trois heures de sommeil n'ont clairement pas été suffisantes. Merci aux gens de Frima Studio qui ont réussi à me faire veiller tard en compagnie de leur délégation du E3 all-from-Quebec-City! Je retrouve mes notes dans le fond d'une poche, je me sers un café sans pitié (pas de lait, pas de sucre) et je me lance dans le survol du jour 3 de mes vacances au Pays des Merveilles.
- Allons-y d'abord avec le "Celebrity Watch"; Mini-Me (Verne Troyer) m'a tassé avec son "entourage" et son scooter réduit pour prendre ma place devant le Silent Hill développé pour la WII. Il est encore plus petit que je le pensais. Et un peu dégueu (sûrement un lien avec l'émission de télé-réalité où il se pissait dessus). Sugar Ray Leonard est aussi arrivé en mi-journée pour faire crier les gens dans le secteur EA pour l'impressionnant Fight Night Round 4, réaliste à souhait.
- La ville de Québec est bien représentée au E3: merci à Chantale et aux gens de chez Ubisoft Québec qui m'ont donné le privilège de recevoir la présentation de Assassin's Creed 2, un jeu et une démonstration qui font buzzer tout le monde ici. J'avais aimé le premier Assassin au niveau de l'histoire, mais le jeu en soi était un peu répétitif, et laisait l'impression d'un luxueux démo pour montrer les possibilités de la PS3. Si je me fie à ce qu'on m'a présenté hier, attachez-vous! La suite (qui comme le premier, est développé par Ubisoft Montreal) permet plus de mouvements, plus d'armes, plus de possibilités, et quelques surprises historiques que je ne veux pas gâcher.
- Ubisoft Québec, de leur côté, auront de belles choses à annoncer sous peu. Au E3, ils présentent un jeu pour les plus jeunes, Battle of Giants: Dragons, sur Nintendo DS. Suite d'un jeu développé aussi à Québec et qui a connu un bon succès (Battle of Giants: Dinosaurs), les développeurs ont eu cette fois plus de temps et de ressources. Avec les cartes à collectionner et l'univers construit autour de cette franchise, ça sent le succès. Made in Quebec City!
- Les files d'attente les plus longues au E3? Celle pour aller jouer à God of War III sur Playstation, celle pour aller essayer Battlefield 1943 (avec un kiosque placé intelligeamment le long d'un corridor que tout le monde arpente entre les deux expositions, un marketing brillant), et la plus longue d'entre toutes, celle pour aller chercher un café Starbucks.
- Peut-être vous expliquer mon statut au E3. Je suis un galleux. Avec ma couleur de laisser-passer, tout le monde sait que j'ai acheté ma place. Ainsi, les médias me méprisent parce que c'est ma faute s'ils courent partout et qu'ils n'ont pas le temps d'essayer tous les jeux. Les développeurs me méprisent parce que je n'ai pas un Blockbuster ou un Wal-Mart qui risque d'acheter des caisses de jeux. Je ne suis qu'un simple "gamer" sans importance, et on nous le fait sentir. C'est pourtant grâce à ces mêmes amateurs que le E3 sera un succès cette année...
- Coup de coeur de la journée. Mon expérience de jeu avec Brütal Legend, qui sortira plus tard cette année. Jack Black incarne le personnage principal qui se bat contre des démons avec sa guitare et une hache. Une parodie métal (ça fait du bien, un peu d'humour) qui s'inspire de tous les hack and slash connus. Mais la présence de Black et le contexte humoristique font de Brutal un jeu à surveiller. Quelques caméos sont au programme, dont le Prince des Ténèbres lui même...
- Dante's Inferno est la réponse de EA à God of War. Inspiré du poème du même nom, on incarne un guerrier qui descend au plus profond de l'enfer pour affronter les démons et retrouver l'âme de sa bien-aimée. I-den-ti-que à God of War. Mais avec les mêmes décors léchés, la même musique somptueuse, et un gameplay sanglant et rapide. Tant qu'à imiter les meilleurs, aussi bien le faire comme du monde.
- Dans un ordre d'idée plus familial, la WII tient un méga-hit avec le nouveau Mario Bros, qui se joue en équipe (jusqu'à 4 joueurs). J'étais sceptique sur le concept, mais après avoir joué pendant une vingtaine de minutes, je vous avoue que j'ai eu beaucoup de fun, et j'en suis le premier surpris.
- Le choix moral est à la mode dans le monde des jeux vidéos. La thématique est abordée dans Marvel Ultimate Alliance 2 (les super-héros sont séparés en deux clans alors que le gouvernement les oblige à rendre leur identitié publique, une histoire fascinante), dans Silent Hill sur la WII (le jeu débute avec un test psychologique - "prenez vous de la boisson pour oublier vos problèmes?" "êtes-vous infidèle?" - qui, à ce qu'on nous dit, va influer sur la direction que prend le jeu) et dans Army of Two- Day 40 (chaque petite décision peut être lourde de conséquence, et le choix qui peut paraître à prime abord le meilleur peut se retourner contre vous... j'ai été secoué de la séquence qu'on nous a montré où le policier qu'on tue par accident nous est présenté en flashbacks avec sa famille et ses enfants... ça fesse, comme on dit).
- Il semble que j'aie eu certains problèmes avec la publication de mes photos. Au lieu des splendides stands de présentation et des trucs intéressants, on me dit que tout ce que j'ai montré, c'est des photos de booth babes. Vous m'en voyez sincèrement désolé. Pour me racheter, voici une photo du secteur Electronic Arts, avec son système de son effrayant, son écran plus-que-géant et son plancher spécial qui vibre

- Ghostbusters prend beaucoup de place au E3. À l'extérieur du Convention Center, on pouvait y appercevoir le célèbre Bonhomme Guimauve, et surtout, la vraie voiture du film original, qui a encore de la gueule après toutes ces années. Le jeu semble intéressant, mais j'ai pas réussi à mettre la main sur une manette.

- C'est avec beaucoup d'émotion et de bonheur que j'ai appris que le jeu qui a bercé mon adolescence, The Secret of Monkey Island, sera refait par LucasArts, avec une bande sonore et une image HD. Les voix des personnages, absentes à l'époque des sons Ad Lib, ont aussi été ajoutées. Et de nouveaux épisodes de Monkey Island, conçus par Telltale, seront disponibles au téléchargement sur PC et XBoxLive dès juillet! Pour ceux qui savent que les films Pirates of the Carribean sont des copies de Monkey Island, célébrons!!! Avec du grog et le crâne de Murray.
- J'ai joué à Ninja Gaiden Sigma 2. C'est comme Ninja Gaiden Sigma 1.
- J'ai joué à Tekken 6. C'est comme Tekken 5. Qui était comme Tekken 4.
- J'ai vu les images de Smackdown vs Raw 2010. C'est comme... Bah, je pense que vous avez compris.
- C'est relax, la Côte Ouest. Le monde arrive est pogné dans le trafic pendant deux heures? Pas grave? Le monde arrive une demi-heure en retard au baseball et partent en fin de cinquième manche? Pas grave. C'est comme si la Californie était peuplée de tout plein de Christian Bégin. Et pour ceux qui comme moi se demandaient où sont les belles filles aux States, ben c'est sur la West Coast que ça se passe...!
- Dans la catégorie "Fierté de Quebec City", les gens de chez Frima (responsables de mon mal de tête) ont été nommés comme étant la compagnie qui a subi la dixième plus grande expansion au Canada dans la dernière année. Et ça semble loin d'être terminé. De belles choses à annoncer, mais comme je l'ai trop entendu depuis le début du E3, "ils ne peuvent pas en parler tout de suite".... Une belle gang, ça a été un plaisir de vous connaître!
- Dans la catégorie "Fierté du Québec", mes voisins au Dodgers Stadium m'ont regardé bizzare quand j'ai crié à Russel Martin à 3 balles 2 prises: "enweille Russel, sors la crisse de balle sinon, on t'enweille jouer pour les Capitales!". J'espère que le son a voyagé jusqu'au terrain (il a eu un but sur balles)...
- Étant donné que de gros contrats se jouent ici, au E3, la semaine est remplie de partys privés. Il faut bien gâter les gens de l'industrie. Britney Spears et Lindsay Lohan auraient d'ailleurs été aperçues à se bitcher à une de ces fêtes tardives. Moi? J'avais réussi à mettre la main sur une invitation au party privé Ubisoft, mais j'ai jamais réussi à me rendre. Je veux pas me faire accuser de conduite en état d'ébriété et faire face à Terminator devant la justice...
Tant de choses à raconter, mais je dois partir. Dernière journée du E3, je compte bien mettre mes grosses pattes sur une manette pour essayer God of War III, quitte à attendre deux heures en ligne. Je vais au Greek Theater ce soir, pour entendre un orchestre symphonique interpréter de la musique de gamers... Ca risque d'être spécial... On s'en reparle à mon retour à la maison... Déjà.... Beurk...
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Los Angeles: Jour 2
mercredi 3 juin 2009 à 00:06 :: DENIS GRAVEL
Il est 20h18, heure de Los Angeles et je suis épuisé. Assister au E3, c'est une chose. Mais je m'en voudrais de ne pas jouer au touriste dans une ville immense dont on m'a tant vanté les charmes. Alors mes journées sont deux fois plus longues, mais remplies à ras bord de belles découvertes, toutes catégories confondues. En plus, le E3 ouvrant à midi seulement, j'avais l'avant-midi pour aller me perdre. Voici le rapport du jour 2 en terre californienne.
- Tous ceux qui m'ont conseillé de me louer une voiture à L.A. avaient parfaitement raison. Les secteurs d'intérêts sont passablement éloignés les uns des autres. Si on veut aller voir les studios de cinéma, le haut de la ville, les plages sur le bord du Pacifique, traîner dans Beverly Hills ou sur Santa Monica Boulevard, ça prend un char. Même si c'est une Toyota Prius vert pâle.
- Contrairement à la croyance populaire, il ne fait pas toujours beau en Californie. La seule différence, c'est qu'une mauvaise journée pour les résidents, c'est 22 degrés avec des nuages. Conditions idéales pour aller voir les plages pratiquement désertes quand on est un antisocial obstiné et qu' on veut pas se battre pour un parking.
- Le secteur du Santa Monica's Pier est une version réèlle du village fantôme de Scooby-Doo. Le parc d'amusements délabré, les boutiques abandonnées. Fascinant de voir un si beau coin dont l'historique est ponctué de faillites, de flops et de changements de propriétaires. Ca vaut quand même le détour, juste pour la vue et pour sentir l'air de l'océan. Si j'étais Stéphane Ouellet, j'écrirais un poème qui s'appellerait "un jour à l'ouest".
- Le sentiment que j'ai eu en mettant les pieds au Convention Center pour l'ouverture du E3 est le même que lorsque j'ai débarqué à Las Vegas... Un genre de vertige ou de panique qui te donne l'impression que la foule va t'avaler avec tout ce qui brille autour. On a l'impression qu'il sera impossible de tout voir. Le E3 est séparé sur deux planchers (chacun d'eux ayant la superficie de trois Centres de Foires); l'un avec les principales consoles, l'autre avec les développeurs de jeux. On peut d'ailleurs clairement voir la grandeur de l'événement sur cette photo aérienne.

- J'ai eu la chance d'essayer plusieurs jeux, ma plus belle expérience étant d'avoir enfilé la guitare de John Lennon pour entamer I Want To Hold Your Hand sur Rock Band Beatles. Ce jeu-là va être big et aura peut-être même plus d'impact que la WII sur les non-gamers. Il ne faut pas sous-estimer la force des Beatles. Et le thrill de jouer de la guitare en faisant les harmonies vocales est très très cool. Merde, je devrai m'acheter des micros de plus. Sur la photo ci-dessous, on me voit en train de me donner à fond sur Rock Band

- C'est incroyable de voir à quel point les compagnies mettent le paquet pour essayer d'impressionner les médias. J'ai jamais vu autant d'écrans géants, de décors grandioses et de systèmes de son à la fine pointe de la technologie. Les stands les plus réussis? Celui de MTV, celui de EA, celui de Microsoft et celui de la WII (les deux derniers avec des décors blancs translucides futuristes vraiment flashs, comme on peut le voir sur cette photo)

- Le nouveau jeu de Batman:Arkham Asylum promet d'être à la hauteur. J'ai pu jouer la première demi-heure et autant au niveau de l'histoire que du gameplay, on semble avoir pris le temps (enfin!!) de faire un jeu vidéo digne du justicier masqué, inspiré de Metal Gear et de Splinter Cell.
- J'ai aussi essayé Bayonetta, un jeu d'action qu'on aurait pu appeler "Devil May Cry avec une pitoune". Mais parlant de pitoune, Wet promet d'être une révélation cette année. Développé à Montréal, le jeu s'inspire des films de Rodriguez et Tarantino pour le look et l'histoire. Et au niveau gameplay, ça rappelle vraiment Max Payne. On est dans les grandes ligues.
- Parmis les jeux présentés sous les hurlements des fans, mentionnons des images complètement folles de God of War 3 (le gameplay est encore rempli de petites trouvailles sanglantes) et de The Last Guardian (des mêmes concepteurs que Ico et Shadow of the Colossus, des maîtres de l'imagination) ; voici d'ailleurs une image tirée du jeu.

- Mon trip de la journée a été bien sûr d'assister en direct à une bonne partie des émissions spéciales de G4TV, sur le E3. J'ai pu voir travailler de très près Kevin Perreira, Adam Sessler, Olivia Munn et Kristen Adams, qui font partie de mes idoles. Une émission comme la leur n'existe pas au Québec et c'est très dommage, avec tout le talent qui se trouve dans notre province au niveau des jeux vidéos... TQS (ou MusiquePlus?) devrait développer un pendant francophone à Attack of The Show avec des passionnés dynamiques. Je fournis mon CV sur demande.
- J'ai aussi pu croiser les animateurs de Electric Playground, émission canadienne qui critique les jeux vidéos. Victor Lucas était dans le coin des médias, comme un citoyen de seconde zone derrière les gros canons de G4 et Gamespot. Tommy Tallarico, qui fait aussi de la musique de jeux vidéos, ploguait le concert avec orcheste symphonique auquel il participe au Greek Theater jeudi soir. J'y serai!
- La plus belle babe qui anime à G4? Je suis surpris de ma réponse, mais en chair et en os, Alison Haislip a un charme fou. J'ai pu le constater quand elle s'est enfargée dans mes pattes en voulant retourner sur le plateau. J'ai eu droit à un sourire timide, et à un chuchotement de "sorry". J'ai craqué. Olivia Munn est plus jolie à la télévision. Adam Sessler met des chemises roses. Kevin Perreira est minuscule, mais semble être le seul qui a de l'énergie à revendre, continuant de faire des jokes entre les prises et gardant toute l'équipe dans un bon mood.
J'oublie plein de choses. Et c'est dommage. Le E3 est un véritable feu roulant et j'ai pas encore eu le temps de reprendre mes esprits. Demain, suite du E3. Je vais essayer d'aller serrer la main de Stan Lee, qui va signer des autographes. Aujourd'hui, c'est la main de la jolie Daisy Fuentes que j'ai serrée, en bredouillant quelque chose que je ne me souviens plus. C'est pas Paul et Ringo, mais quand même...! Aussi au programme demain, ma visite au Dodgers Stadium pour aller voir un match contre les D-Backs. Je devrais revenir tard, mais je vais quand même tenter une mise à jour...
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Los Angeles Jour 1
mardi 2 juin 2009 à 01:49 :: DENIS GRAVEL
Voici en quelques points le résumé de ma première journée de vacances à Los Angeles pour le E3 2009, la plus grande convention de gamers au monde...!
- Le service En Route de Air Canada torche des culs; en quatre heures et demi de vol, je me suis tapé Gran Torino (la race humaine doit remercier Clint Eastwood de continuer de faire des films... drôle, touchant, poignant... le cowboy a pas perdu la touche), des CSI et un épisode de Saddam's House. Liberté, je crie ton nom partout, même dans un avion.
- C'est tu juste moi qui a pensé à Grand Theft Auto: San Andreas en voyant L.A. du haut des airs?
- Le Convention Center est immense. Collé sur le Staples Center et le Musée des Grammy Awards, c'est le centre névralgique non-touristique de la ville. Ville qui appartient d'ailleurs aux tronches pour la semaine, si je me fie à ce qui déambule dans les rues.
- C'est sans difficultés que j'ai mis la main sur mon badge. À ma grande déception, il ne me donne pas accès aux conférences de presse. J'ai donc rongé mon frein alors que Paul McCartney et Ringo Starr présentaient le nouveau Rock Band mettant en vedette les Beatles qui sortira au mois de septembre prochain. Et on pourra chanter à trois pour faire les harmonies vocales! Allez sur le site de G4 pour voir la bande-annonce. C'est ici...
- Dans le même ordre d'idées, je connais un animateur de CHOI qui était accrédité Médias avec tous les accès. Il n'est mystérieusement pas du voyage...
- Les lettres mythiques de Hollywood sont pas si grandes finalement. Et y a pas moyen de prendre une bonne photo avec elles à moins d'arpenter la montagne. Au risque de se faire mordre par les chiens de Snoop Dog.
- Metric joue à la radio ici. Ca me donne un petit frisson.
- Je me suis retrouvé par hasard à une avant-première de film (The Proposal, méga-bof), face au Kodak Theater. Le Hollywood Bld fermé à la circulation, limousines, vedettes, caméras, micros et fans qui crient avec des pancartes. On se croirait à une manif syndicale mais avec du monde propre. Me perdant dans la foule, je me suis retrouvé nez à nez avec la splendide Malin Akerman. Y a des jours comme ça...
- Cinq minutes plus tard, alors que je sors du Starbucks, je vois un "long délire" dans l'attroupement. Je m'approche et à ma grande surprise, la vedette du film, Sandra Bullock, prend un bain de foule et signe des autographes. Elle se dirige vers moi. La foule aussi. Dans un mouvement de recul, je pivote pour me sauver et ma main a accroché son épaule. Je vous le dis, Los Angeles, c'est magique en crisse...
- Aller voir Terminator Salvation dans la salle maître du Chinese Theater, ça a de la gueule. Mais le film reste un mélange un peu bizzare de Mad Max, de la Matrice 2 (vous savez, le bout dans le futur qui intéresse personne?), et de Transformers (pour une raison inexpliquée, les terminators ont été remplacé par des Décepticons). C'est la performance de Sam Worthington qui empêche le film d'être un flop total.
- Faut pas se tromper de rue quand on se promène dans le quartier chinois.
- J'ai vu au ESPN Zone que Jacques Martin a été nommé entraîneur du Canadien. Je sais pas pourquoi, mais ça me donne envie de rire et de m'acheter un autre chandail des Bruins.
Demain: début officiel du E3, ouverture des portes à midi. J'essaie de vous redonner des nouvelles.
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Finale de Lost: du grand art
jeudi 14 mai 2009 à 21:46 :: DENIS GRAVEL
OUI, IL Y AURA DES SPOILERS, CE QUI VEUT DIRE QUE SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE VU LE DERNIÈRE ÉPISODE DE LA CINQUIÈME SAISON DE LOST, COURREZ LE PIRATER SUR LE WEB AVANT DE LIRE CE QUI SUIT
Boum. C'est avec un écran entièrement blanc que le rideau a été tiré sur cette cinquième et jubilatoire saison de Lost. Encore une fois, on a été gâtés en réponses et en nouvelles questions. Encore une fois, les concepteurs machiavéliques de cette série ont réussi à nous emmener dans un nouveau labyrinthe, à grands coups d'apparitions surprises, de nouvelles intrigues et d'un nombre de morts qui reste à déterminer. Après avoir douté pendant quelques temps, je rends les armes. Les créateurs de Lost savent exactement ce qu'ils font, et ils sont vraisemblablement en train d'écrire une page importante de l'histoire de la télévision. Une série qui aura eu un plan, du début à la fin, et qui aura été suivi à la lettre. Contrairement à tous les X-Files de ce monde, loin de se perdre dans leur propre scénario, l'équipe de J J Abrams multiplie les fausses pistes, les détours et leur stratégie fonctionne. Au moment où on pense qu'ils ont finalement perdu le fil, on nous balance en plein visage quelques punchs bien placés juste pour nous rappeler qu'on joue avec nous, et qu'on nous mène par le bout du nez. Tout en sachant exactement où on nous amène. Brillant. Chapeau.
Qui se cache dans le Locke vivant? Depuis combien de temps? Est-ce la même personne qui réussit à prendre la forme de tous les morts aperçus dans le monde merveilleux de Lost? Locke est-il vraiment mort? Et Juliet? Et les autres? Pour qui travaillent les "autres" qui se promènent avec Lapidus et un cadavre? Et les autres "autres"? Jacob est-il le vrai leader de l'île? Est-ce que Benjamin est finalement devenu l'ultime manipulé? Que reste-t-il du présent, du passé et du futur, après le grand Boum?
Je ne vous cache pas mon excitation de voir la dernière saison relier tous les points manquants. Et je ne doute plus. Je suis un Believer. Ultimement, John Locke avait raison. Toute cette série semble avoir un "purpose", un but précis. Et heureux sont ceux qui continuent de croire, après cinq saisons tortueuses.
Je joins ma voix à celle de Mike Portnoy, batteur de Dream Theater, grand amateur de cinéma et de télé, qui écrivait plus tôt aujourd'hui sur son forum:
''LOST
Best
.
.
.
Show
.
.
.
Ever
'Nuff Said......
MP''
4 8 15 16 23 42

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Aimons-nous vraiment le hockey?
mardi 12 mai 2009 à 16:32 :: DENIS GRAVEL
Que Dieu nous bénisse, il y aura un septième et ultime match entre les Penguins et les Capitals.

Une série cinq étoiles mettant aux prises les deux meilleurs joueurs de la LNH, du gros bonbon qu'on a même pas eu à l'époque où Mario Lemieux et Wayne Gretzky évoluaient dans la LNH. Mais malgré les miracles de Varlamov, les fins de matchs dramatiques et les pièces de jeu magistrales, les québécois boudent la série. Vous êtes deux fois plus nombreux à chaque semaine à écouter la maison de Maxime Lapierre. Quatre fois plus nombreux à suivre Loft Story. Dix fois plus nombreux à regarder Tout le Monde en Parle le dimanche soir.
Coudonc, est-ce qu'on aime vraiment le hockey au Québec? Nous nous sommes tapés une saison de merde avec l'Équipe du Centenaire et les cotes d'Écoute pour des matchs minables dépassaient parfois le million de téléspectateurs... Et maintenant que le CH a débarassé le plancher et qu'on peut s'attarder aux meilleures équipes de la ligue, plus personne n'écoute?!?! J'avoue que j'ai de la misère à vous suivre. En entrevue avec nous ce matin, Stéphane Leroux de RDS a bien résumé ma pensée, en s'attardant plus précisément sur les gens de Montréal. On aime davantage le Canadien que le hockey. Avouons que c'est un peu honteux pour notre sport national qu'on qualifie de religion, alors que plusieurs amateurs américains découvrent le hockey pour la première fois grâce à Ovechkin et Crosby...
Hé, vous êtes assez grands, vous faites ce que vous voulez. Mais vous avez manqué une série de hockey comme on en reverra peut-être plus avant un bout. J'ai déjà hâte à demain. J'ai parié pour Washington. Le style électrisant de Alexander The Great doublé à son attitude de rock star font de lui le meilleur ambassadeur que le hockey peut avoir. Ses séries doivent se poursuivre même si son équipe a de grandes lacunes, particulièrement en défensive. Plus souvent qu'autrement, le jeune Varlamov et sa mitaine magique sont laissés à eux mêmes...
Oh, et j'ai déjà hâte aux Jeux Olympiques de Vancouver, pour entamer un autre chapitre de cette brûlante rivalité.
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Un inutile parmi tant d'autres
mardi 5 mai 2009 à 18:19 :: DENIS GRAVEL
Si vous surfez un peu sur le web, vous savez que YouTube foisonne de gens inutiles. Mais il y en a qui sont définitivement plus drôle que d'autres.
Le type s'appelle Mike Polk et il se vante, sur ce vidéo, d'avoir fait les apparitions les plus poches de l'histoire de la télé. Difficile de s'obstiner avec lui...
Mais c'est dans ses deux derniers clips que Mike Polk "brille de tous ses feux"... Il a décidé de faire la promotion de sa ville natale, avec une petite chanson cheap et un montage amateur digne d'une mauvaise pub communautaire. Quiconque vient d'une région au Québec connaît le ton et le style de ses publicités atroces... Faut croire que la médiocrité ne connaît pas de frontières... Alors pour tous ceux qui ont mal au coeur de voir Bernard Lachance à Oprah et une grosse laide bien chanter à American Idol, voici, pour vous changer les idées: Mike Polk! Digne du vieux RBO dont je m'ennuie...
Cleveland 1
Cleveland 2
Et tant qu'à y être, vous carburez où pour rire sur le web? Je vous suggère chaleureusement le www.funnyordie.com où on retrouve à mon humble avis les clips internets les plus pissants. Avec un faible pour tout ce qui touche de près ou de loin Adam West...
J'attends vos suggestions. Et que j'en vois pas un osti qui me parle des Têtes-À-Claques...
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Des questions pour les Invincibles?
lundi 27 avril 2009 à 14:29 :: DENIS GRAVEL
Extrait du site de la Boutique L'Imaginaire (www.imaginaire.com) :
LES INVINCIBLES - SAMEDI 2 MAI : 13h00 -
Nous honorerons les artisans de l'excellente série télévisuelle Les Invincibles qui a pris fin ce printemps. Nous aurons sur place une exposition consacrée aux dessins présentés à l'écran dans la série. Son auteur, Jean-Sébastien Duberger et le co-scénariste et réalisateur de la série, Jean-François Rivard, se joindront à nous pour répondre à toutes vos questions. Nous aurons aussi les comédiens, Pierre Francois Legendre, Marilyse Bourke, Rémi-Pierre Paquin et Amélie Bernard. Le tout sera suivi d'une séance de dédicaces.

Mes amis de la boutique m'ont demandé d'animer la séace de questions-réponses. Après avoir réfléchi deux bonnes minutes, j'ai décidé de laisser ma gêne de côté et d'accepter. En tant que groupie de la série, je serai très heureux de serrer la main des artisans qui l'ont fait vivre pendant trois saisons. Mais je ne compte pas prendre beaucoup de place, au contraire. Par contre, on m'a demandé de poser quelques questions aux personnalités présentes. Étant donné que je suis un peu trop téteux avec les gens que j'aime (j'ai plusieurs entrevues lamentables qui le prouvent en archive au www.radiox.com), je veux vous laisser l'initiative des questions. Si vous avez des plans pour le weekend et que vous ne pouvez (ou ne voulez) pas vous déplacer et que vous avez des questions, merci de les envoyer ici même! Je vais piger dans vos suggestions pour lancer la rencontre ce samedi. Merci à l'avance!

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Je suis en amour
jeudi 23 avril 2009 à 21:54 :: DENIS GRAVEL
C'est plus fort que moi, il faut que j'en parle.
C'est le printemps, la neige fond, la température se réchauffe, les bourgeons bourgeonnent, les oiseaux oisillent... La vie est belle. Je suis en amour. Cupidon m'a vargé à grands coups de flèches.

C'est pas compliqué, je me sens comme François Bonnardel devant Nathalie Normandeau. Dans notre cas, ce n'est pas la couleur politique qui rend notre relation difficile, c'est la distance. Elle m'a séduite avec sa voix angélique, son regard perçant, son intensité. Elle s'appelle Emily. Je l'avais vue et entendue à quelques reprises, je l'avais trouvé charmante. Mais quand je suis tombé sur ceci , j'ai perdu la tête.
Ok, ok, on ne se connaît pas. Mais tant que la Justice ne m'empêchera pas légalement de la regarder de loin, je ne me gênerai sûrement pas. Emily est la chanteuse de Metric, formation canadienne talentueuse qui vient de sortir son meilleur album en carrière, Fantasies. C'est comme si les Killers étaient encore bon, avec une chanteuse au lieu d'un chanteur qui imite Madonna (ok, c'est vache, mais que voulez-vous, j'ai détesté viscéralement leur dernier CD).
Et entre vous et moi, quelle voix, quelle présence, quel charme!!
Je me sens comme Obélix devant Falbala, comme César devant Cléopâtre, comme Dupont devant une grosse bière.
Vous en voulez encore? Et moi donc!

Loué soit le Seigneur pour avoir inventé les fantasmes...
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Concerts: Malajube et Musical Box
lundi 20 avril 2009 à 17:54 :: DENIS GRAVEL
Il est très rare qu'on puisse passer une fin de semaine à Québec et aligner deux soirs d'activité. Oui, les Remparts amorcent une série enlevante contre les Cataractes dans le hockey junior majeur. Oui, il y a un bon show de temps à autre. Mais deux soirs en ligne? Peu commun, dans mon cas, à tout le moins. Mais au cours du dernier weekend, j'ai sacrifié la possibilité de faire comme 80 000 amateurs de sports et d'aller à Boston (en 24 heures, Celtics, Red Sox et Bruins ont fait salle comble; ça c'est de la ville, messieurs dames) pour rester dans la Vieille Capitale. Motif? Deux shows en deux soirs. Vendredi, Musical Box était au Grand Théâtre pour présenter son nouvel hommage à Genesis, édition 1976. Et le lendemain, Malajube, formation génitrice du meilleur album depuis le début de 2009 (pas au Québec, au monde), était au Théâtre du Petit Champlain.
Malajube

Je vous l'ai déjà dit, j'ai été désarçonné par le CD Labyrinthes. À la fois pop, rock et progressif, à la fois complexe et mélodique, la musique du groupe est de calibre international. Vous ne me croyez pas. Je sais, on vous a fait le coup souvent au Québec. En comparant Éric Lapointe à Metallica. Wilfred aux Strokes. Pierre Lapointe à David Bowie. Et puis quoi encore. Mais ne prenez pas ma parole pour de l'or. Lisez cette critique de la BBC, en Angleterre. Ou encore celle-ci, du magazine internet américain Popmatters. Bref, c'est grâce à une tournée de concerts en terre anglophone que Malajube a réussi à intriguer plusieurs critiques et à les inciter à écrire sur le groupe, malgré le barrage de la langue (si ça peut les rassurer, nous non plus, on ne comprend pas les paroles).
On m'avait dit beaucoup de choses sur Malajube en concert. Que le rendement était, au mieux, brouillon. Que l'état second dans lequel se trouvaient les musiciens nuisait à la performance. Que la voix du chanteur était atroce. J'étais rempli d'appréhensions en me présentant au Petit Champlain pour la première fois de ma vie (une superbe salle, qui devrait être exploitée davantage pour des shows rocks). Étant conquis par Labyrinthes, je ne voulais pas entendre le groupe scrapper ses propres tounes...
Et bien, tenez-vous le pour dit, c'est pour voir des performances comme celle de Malajube samedi que je continue d'assister à des concerts. J'ai été hypnotisé, subjugué, jeté par terre. Plusieurs heures après le show, je n'avais qu'une seule phrase en bouche: "Ciboire, c'était donc ben hot!" J'ai pensé à quand je suis allé voir Muse au Métropolis. Je me suis rappelé mes deux parc Jean Drapeau avec Radiohead. Oui, c'était aussi intense. And yes, it was THAT good. Le son était fort, mais vachement bien balancé. Les musiciens de Malajube sont exceptionnels. En particulier les deux Mineau, chanteur-guitariste et batteur du groupe. Les chansons deviennent plus pesantes sur scène, plus rock, bref, plusse plusse, plusse toutte. Les chansons du nouvel album sortent majestueusement bien, et on a habilement masqué les carences vocales en laissant toute la place aux instruments. Même les morceaux plus pop que les radios ont joué ces dernières années semblent avoir une nouvelle vie, plus tortueuse et plus heavy. Même les éclairages étaient plus-que-pro, avec des lasers plus intelligeamment utilisés que ceux de Pink Floyd à l'époque du Stade. Comme dirait l'autre, j'ai capoté. J'en ai même oublié de prendre une bière.
Je pourrais vous parler de ma soirée pendant des heures. Mais il fallait être là. Je suis complètement converti à Malajube. J'aurais acheté trois t-shirts s'il y en avait eu à ma taille (encore large, malgré les efforts). Je serai des prochains concerts à Québec et peut-être ailleurs. Je vais répandre la bonne nouvelle. Et je souhaite au groupe le succès international qu'il mérite.
Musical Box, Trick of The Tail

Je suis allé voir Musical Box pour la première fois au Centre des Congrés de Québec. Il s'agissait de leur deuxième ou troisième show à vie. J'étais en secondaire 4, et ma mère, qui était la seule à avoir son permis de conduire, nous avait traîné moi et trois de mes chums en bravant la tempête dans le Parc des Laurentides. À une époque où internet existait à peine, nous avions vu des images et des photos dans des magazines de ce que pouvait être un show de Genesis à l'époque de Peter Gabriel. Oui, pendant que tout le monde autour de nous trippait sur Metallica et Nirvana, on trippait sur Pink Floyd, King Crimson et Genesis. La musique de nos parents. On pognait vraiment avec les filles... Bref, depuis cette soirée magique, je suis resté un inconditionnel de Musical Box, que je considère comme bien plus qu'un simple groupe hommage. Les instruments, le décor, l'ordre des chansons, la performance, les déguisements, les éclairages, tout est respecté avec précision chirurgicale. Au fil des ans, Musical Box a reproduit plusieurs tourneés de Genesis période Peter Gabriel (tournée Nursery Crime-Foxtrot de 1971-72, les tournées Selling England By The Pound de 1973 et l'ambitieuse tournée The Lamb de 1974). Ces concerts sont mythiques en grande partie en raison de la performance scénique de Peter Gabriel, qui avec peu de budget mais beaucoup de génie, réussissait à faire un spectacle unique, rempli d'émotions, de personnages et d'ingéniosité. L'interprète de Gabriel, Denis Gagné, a réussi au fil des ans à maîtriser la voix, les tics et la présence de Gabriel à un niveau effroyablement efficace. Même pour les membres de Genesis qui ont vu le groupe, l'illusion est parfaite. Le groupe a tourné partout à travers le monde, et leur succès est mérité.
Par contre, on peut se tanner de faire toujours le même show. Et Musical Box a décidé d'explorer une autre période de Genesis. Moins flamboyante, mais musicalement et historiquement tout aussi intéressante. Celle de l'album Trick of the Tail, de 1976. Le premier album où le batteur du groupe, Phil Collins, est aussi devenu le chanteur. La tournée où le légendaire Bill Bruford (Yes, King Crimson) est venu prêter ses baguettes. La première tournée de Genesis où on s'est retrouvé à deux drums sur scène. Après avoir essayé quelques concerts avec un nouveau chanteur en Angleterre cet automne, Musical Box a décidé de reprendre Denis Gagné. Ainsi donc, celui qui pendant des années a incarné Peter Gabriel se retrouve maintenant dans la peau de Phil Collins. Un pari risqué, c'est le moins qu'on puisse dire.
J'ai vu les deux premières nord-américaines du spectacle, au Centre Bell il y a quelques semaines et vendredi dernier au Grand Théâtre. Je dois admettre que la performance de Gagné est impressionnante. Désapprendre à chanter pour interpréter un Phil Collins haut perché et un peu mal assuré comme nouveau leader du groupe a dû demander beaucoup de travail. Gagné a les gestes, les manies et l'attitude de Collins. Même la barbe et la chevelure sont au rendez-vous. Au niveau vocal, c'est un peu en montagnes russes. On reconnaît parfois davantage Gabriel, mais pas suffisamment pour que ça dérange. C'est même dans les chansons de la période Gabriel que Gagné se démarque le plus (Supper's Ready, Cinema Show et Carpet Crawlers sont pratiquement identiques à ce qu'on peut retrouver sur Seconds Out, album en concert de Genesis enregistré à cette époque).
Ce qu'on retient le plus de ce spectacle est la performance sans faille des musiciens. Le brio des deux batteurs en met plein la vue, et compense pour les effets visuels un peu moches (un laser impresionnait peut-être en 1976, mais le monde a bien changé; et les fleurs gonflables qui remplacent le déguisement de Gabriel dans Willow's Farm sont risibles; Musical Box n'est pas à blâmer, c'est plutôt à Genesis qu'il faut faire porter le chapeau). Il faut aussi souligner l'imitation la plus sous-évaluée de l'histoire de la musique, alors que Sébastien Lamothe (créateur de Musical Box et présent depuis le début du groupe) rend un Michael Rutherford plus vrai que nature. Je suis juste pas certain que nous sommes nombreux à nous en rendre compte.
Vous avez aimé l'album Trick of The Tail? Vous passerez une bonne soirée. Mais si pour vous, Genesis est mort après le départ de Peter Gabriel, vous serez peut-être un peu nostalgique des autres tournées mises en valeur au fil des ans par Musical Box. Dans mon cas, je pense que Genesis n'a jamais été aussi fort musicalement que lors des albums Trick of The Tail et Wind and Wuthering. Mais le groupe manque de leadership et le spectacle manque d'intérêt au delà de la musique. Mais tout de même, chapeau à Musical Box qui nous sert de machine à voyager dans le temps, surtout pour nous, les jeunes qui n'étions même pas des projets à l'époque où Genesis se mettait dans le rouge à vouloir donner des shows qui sortaient de l'ordinaire. Bien avant I Can't Dance...
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Blog en vrac
mardi 14 avril 2009 à 15:09 :: DENIS GRAVEL
Beaucoup de petites choses pas importantes, et peu de temps pour écrire, alors procédons:
Musique Barbare pour un samedi pascal
Samedi soir de Pâques, virée saguenéene pour voir la famille. J'en ai profité pour aller voir Anonymus et Mononc' Serge au Bunker à Chicoutimi. Belle salle, un peu à l'image du Dag ou du Liquor Store, un bel endroit pour des shows rock. Avec la radio X qui se développe chez les Beluets, ça va donner de belles opportunités pour des concerts qui sonnent un peu plus que Sylvain Cossette. J'ai énormément de respect pour les gars d'Anonymus, qui font du métal de qualité depuis 15 ans, et qui branchent encore eux-mêmes leurs instruments, et qui vendent encore eux-mêmes leurs t-shirts et leurs CDs dans les salles. Il faut aimer ça en crisse, le métal, pour toffer tout ce temps-là. On comprend ceux qui quittent pour faire de la chanson traditionnelle italienne pour lâcher leur job de jour et se remplir un peu les poches (rien de méchant là-dedans).
Le spectacle? Infernal. Le combo Anonymus - Mononc fonctionne à merveille sur scène. Les gars sont énergiques et ont mis le feu à la place dès les premières minutes. Avec un plaisir véritable, ils sont passés à travers les grosses tounes de Musique Barbare et de l'Académie du Massacre. Quelques chums qui sont allés voir le show pour la première fois (j'en étais à ma deuxième, après le concert privé radio X d'il y a quelques semaines) ont été agréablement surpris par le son général et le talent d'Anonymus sur un stage. Et que dire d'Oncle Serge (c'est tu comme ça qu'on l'appelle en France?), très à l'aise dans son rôle de maître de cérémonie déjanté, capable de faire rire à la fois son public et son band, qui a décroché à quelques reprises. Mais quelle performance! Je ne vous dirai qu'un seul truc supplémentaire: ne manquez pas ce show là quand il passer dans un festival près de chez vous cet été... Vous ne le regretterez pas. J'attends déjà la future performance légendaire à Woodstock en Beauce, et pourquoi pas, un triomphe dans le Pigeonnier pour le FEstival d'Été. Et je vais acheter le t-shirt rouge avec les manches longues d'Anonymus. Parce qu'il flashe en crisse. Et qu'ils méritent notre support, nous, les amateurs de musique.
Des petits vieux qui torchent
Dans un élan de nostalgie digne de ceux qui vont voir Styx ou America en show, nous avons commandé Wrestlemania 25 avec quelques amis. Je n'avais pas écouté de lutte depuis plusieurs années, et le visionnement de l'excellent film The Wrestler m'a redonné le goût. Un seul match signifiait quelque chose pour moi: l'Undertaker qui affronte Shawn Michaels. Je ne pouvais pas croire que ces deux lutteurs étaient encore actifs. Je ne pouvais pas croire qu'à leur âge avancé, ils pouvaient encore donner un bon spectacle. Et bien, les deux petits vieux (respectivement de sept pieds et de six pieds deux pouces) ont volé le show. On est tous tombés sur le cul. Un match rude, athlétique, bien monté, mettant en évidence tout le talent de ces deux personnages mythiques de la WWE. Dire que les plus jeunes ne sont pas arrivés à en donner autant au public de Wrestlemania, considéré comme le Super Bowl de la lutte. Impressionnant. En général, on peut dire que l'événement a été ordinaire, la plus grande déception étant la finale (Triple H vs Randy Orton), qui a endormi les 71 000 personnes entassées dans le stade de Houston. Un beau petit moment de nostalgie, qui, cependant m'a pas redonné le goût de suivre les histoires ridicules de la lutte-spectacle sur une base régulière.
Pour faire le plain d'épaissitudes quotidiennes, je vais encore une fois me rabattre sur Loft Story...
Question toujours sans réponse sur le Cirque du Soleil
Sérieusement, s'il pleut tout l'été, on fait quoi?
Un gars qui pleure pour vrai, ça se peut
Avec plusieurs années de retard, je me suis tapé en quelques semaines l'intégrale d'une des meilleures séries de l'histoire de la télévision: Six pieds sous terre (Six Feet Under). Cinq saisons de pur bonheur télévisuel qui se terminent sur un dix minutes final qui arrache plusieurs larmes. Oui, j'ai braillé comme un veau. Pas que ça se termine mal, au contraire. En fait, je vais me risquer à dire qu'il s'agit de la meilleure finale jamais réalisée pour une série télé. Et qu'elle n'est pas prête d'être battue. La chanson choisie, la réalisation du segment, et le choix courageux de conclure le tout pour empêcher tout mauvais comeback... Je vous le dis, juste pour savourer pleinement le dernier épisode, ça vaut la peine de vous taper les cinq saisons. Tout amoureux de la télé doit avoir vu cette série. À des milliards d'années-lumières d'Annie et ses Hommes.
Tounes qui me sortent pas de la tête
Silversun Pickups - Panic Switch : à mi-chemin entre Placebo et les Smashing Pumpkins, le premier extrait du deuxième album a un refrain qui s'incruste dans nos têtes et qui n'en sort pas.
Malajube - Collemboles : une des meilleures chansons d'un sérieux contender pour l'album de l'année, toutes catégories confondues. These guys are good.... en studio.
Green Day - Know Your Enemy : même si elle n'est pas lancée officiellement, on sait déjà que le premier extrait du nouveal album (à paraître en mai) sera un méga-hit, dans la lignée d'American Idiot.
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De bien belles choses
samedi 28 mars 2009 à 07:39 :: DENIS GRAVEL

Je vole sans scrupules le titre de la "pauvre vieille" émission de Lise Thibault pour vous parler de trucs que j'aime. Oui, ça risque de parler de musique, ou de cinéma, ou de livres, ou de jeux vidéos. Le weekend arrivé, pour être honnête, j'en ai plein mon casse de l'actualité. Échangeons donc sur "de bien belles choses", sans cocoua.
Le retour de Soundtrack Of Our Lives
Non, mais, visez moi un peu la pochette. Probablement la plus laide de 2009. On se croirait au AM dans une émission de charlatans qui vendent des produits naturels.

C'est pourtant à l'intérieur de cette horrible chose qu'on retrouve l'album double de la formation suédoise méconnue The Soundtrack Of Our Lives. Je les avais découvert en premìere partie d'Oasis il y a quelques années au Centre Bell. Les frères Gallagher étaient d'ailleurs sur le côté de la scène, très enthousiastes de voir le groupe inconnu pratiquement leur voler le show. Le chanteur ressemble à Jean-Marc Parent avec une toge. La moitié du groupe semble composée de vieux vendeurs d'assurance alors que l'autre moitié nous donne l'impression de jeunes musiciens qui accompagnent leurs parents. Mais le son, le son! Si vous êtes de la génération des Stones et des Who, vous vous retrouverez sans peine. TSOOL, comme on les appelle, joue la corde de la nostalgie à fond, et ça marche. Si vous avez un fond de hippie qui sommeille en vous, il se réveillera, et risque de danser et de vous rendre mal à l'aise. It's THAT good.
Même si je vous recommande le CD Behind The Music (de loin leur meilleur, où on retrouvait Sister Surround qui avait un peu roulé à CHOI), je vous dirais que ce double album (titré Communion) est une belle surprise et un retour bien senti après un passage à vide. On y retrouve le son, entre rock d'aréna et ballades planantes, qui a fait le succès des premiers groupes rock des années 60, où on s'arrangeait très bien avec trois ou quatre accords pour faire des albums monstrueusement efficaces. Dans la lignée des Townshend et des Richards, prenez le nom en note: Soundtrack of Our Lives.
Des shows, des shows, pis encore des shows
Ca y est, l'année 2009 vient de débloquer. En quelques jours, nous avons été submergés d'annonces festives pour meubler les prochains mois en rock sans avoir à bouger de la grande région de Québec. Le Main Event: le 31 octobre, samedi soir de l'Halloween, Metallica sera en ville dans le Colisée Non-Virtuel. Des auditeurs qui se sont déplacés à Philadelphie pour aller les voir récemment nous disent que le band est en grande forme et qu'il s'agit de la meilleure tournée (et du meilleur setlist) des dernières années. Metallica est une des trois seules formations qui a sold-outé le Colisée dans la dernière décennie (les deux autres étant System of A Down et Iron Maiden; take that, Celine!). Réservez vos gardiennes, ça va être malade. Comme à Guns'n'Roses, mais on aura pas à se saouler pendant cinq heures avant d'avoir un show...
En rafale: Disturbed sera à l'Agora le premier juin (c'est les bougonneux snobinards du coin qui vont être contents) et les billets sont déjà en vente, Offspring sera à Woodstock en Beauce (quel bon coup!) le 3 juillet prochain, et on vous rappelle ce qu'on savait déjà: Rise Against et Rancid prennent d'assaut l'agora le 17 juin et Slipknot feront trembler le pavillon de la Jeunesse dans quelques semaines, le 28 avril. Oh, et pourquoi pas, pour ceux qui veulent un réchauffement, Metallica passe par le Centre Bell de Mourial à la mi-septembre.
Resident Evil 5
Beaucoup de controverse depuis la sortie du cinquième épisode de la mythique franchise de Resident Evil. Le jeu serait raciste parce que des blancs tuent des zombies noirs en Afrique. C'est trop court et pas assez épeurant. On peut pas courir et tirer en même temps, en 2009! Qu'à cela ne tienne. J'aime beaucoup ce nouveau Resident Evil. Parce qu'il faut le jouer d'une seule façon. À deux, dans son salon. Et l'expérience est drôlement réussie. Seul, votre partenaire assuré par l'intelligence artificielle épuisera vos herbes et vos munitions, se placera dans votre ligne de tir et ne vous sera pas d'une grande utilité. En ligne, vous ne pouvez pas gérer correctement votre inventaire. Mais à deux, avec un écran séparé de façon intelligente (bravo pour l'innovation), vous aurez beaucoup de plaisir, comme vous en avez pas eu à travailler en tandem depuis Contra sur le Nintendo. Les graphiques sont extraordinaires. La tension, même sans frayeur véritable, est omniprésente, parce que les zombies sortent de partout, en plein jour, et on se sent constamment sur le point d'être massacré. Oui, l'histoire est nulle. Oui, le jeu est vite terminé. Mais si vous comptez passer le weekend avec un chum à descendre quelques bières, vous aurez du fun. Et pour le racisme du jeu, bien j'ai 31 ans. J'ai tué virtuellement des américains, des irakiens, des arabes, des russes, des espagnols, des clowns, des rappeurs, des extra-terrestres, des animaux et plus encore. Il y a un principe humaniste de base chez les zombies: ils sont tous égaux. Noirs ou blancs, ils veulent ton cerveau. Alors, tu tires. Ebony and Ivory, live together in perfect harmony...
Les nouvelles listes virtuelles de Jaimaplace.com
Pour terminer cette chronique festive sur une note réjouissante, je dois saluer l'initiative de Mario Bédard et du projet de Colisée Virtuel de multiplier les listes d'attente. Après avoir demandé aux gens d'investir dans des bancs à construire d'un colisée à venir, on offre maintenant la possibilité à ceux qui veulent attendre le retour de la LNH à Québec de donner leur nom sur une feuille pour qu'ils soient rappelés dans l'éventualité où le miracle arrive. Ainsi, ils pourront, eux aussi, acheter leurs bancs furtifs. Il s'agit d'une quatrième modification au projet depuis son lancement. J'espère qu'on ira plus loin avec l'idée et qu'on la poussera à son plein potentiel. Mettez mon nom sur la liste 42 (achat de sièges à 5000$ si Pink Floyd se reforme et qu'ils viennent faire un show à Québec), sur la liste 8 (achat d'un siège à 1500$ si le Cirque du Soleil installe un show permanent dans un nouveau Colisée racontant la vie de Guy Laliberté), et la liste 34 (achat d'une loge présidentielle avec pitounes en latex qui servent du caviar advenant le cas où le projet de Julie Graff fonctionne pour amener les Coyotes de Phoenix à Québec pour que Gretzky y termine sa carrière). Je prends les noms; qui veut être sur quelle liste?
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La nouvelle chanson du CH?
dimanche 22 mars 2009 à 14:07 :: DENIS GRAVEL

C'est pas le genre de truc qui me branche d'habitude. Des chansons reprises avec de nouvelles paroles, me semble qu'on a déjà vu ça trop longtemps à Québec... Mais je dois avouer que celle là m'a fait sourire. Et être Alain Dumas, je l'enregistrerais probablement pour tenter de faire un hit à Mourial. La chanson vient du blogue de Stéphane Laporte sur Cyberpresse. Laporte demande le retour de Carbo derrière le banc de la Flanelle. Avec la performance pathétique du Grand Club hier, pourquoi pas. Ca sent le pas-de-séries à Montréal cette année... Consolez-vous, Boston n'est qu'à six heures de route...
Bon, la toune, on veut la toune. Bien la voici. Que voulez-vous, je suis un sucker pour Jean Leloup...
unholy_ghost
22 Mars 2009
11h29
La FLANELLE (je t’déteste), sur un air de Jean Leloup
Ils ont dit qu’ils gagneraient tout’les prochaines parties
À maison, Toronto, Boston ou St-Louis
tu regardes tous les matchs à l’heure comme à l’habitude
mais l’CH travaillent pas, bateau lâché par ses rats
ce n’est rien, ce n’est rien, ils vont finir par gagner
ce n’est rien, ce n’est rien, ils ont seulement paniqué
mais juste au moment où on allait vers les séries
tu les vois indolants ces grands flancs mous de Kostitsyn
c’est pas facile quand la Flanelle te laisse tomber
y’a pas de quoi rire quand le CH te fait marcher
les salauds, ah les vaches mais pourquoi ils ne foutent rien
les salauds, ah les vaches ils nous traitent comme des chiens
mais ton coeur est trop tendre
et tu préfères attendre
le prochain face à face
comme un fefan comme un con
mais enfin au moment où la victoire s’en venait
tu les vois qui repartent à patiner en mauviettes
dans leur zone, et tu te dis, même si tu t’en doutais
tu te dis c’est fini, le Tricolore est bien cuit
c’est pas facile quand Hamrlik te laisse tomber
y’a pas de quoi rire quand l’gros Komi se fait planter
tu te rends dans le bar que tu préfères le soir venu
Après le match, à dix heures, c’est vide et incongru
mais enfin d’quoi t’a l’air
Y’a des ex-Nordiques qui rigolent
qui se parlent dans ton dos
qui se foutent de ta gueule
les Habs vont-ils gagner la Coupe, ridicule tu demandes
à la blonde serveuse qui est ta dernière amie
elle répond qu’ils vont gagner, pour l’honneur, pour les fans
avec l’air innocent, tu sais très bien qu’elle te ment
c’est pas facile quand Koivu se laisse tomber
y’a pas de quoi rire quand ton Kosto prend une raclée
mon Kovalev, j’t'adule encore dis moi qu’tu dors
mon Jesus-Price, dis-moi que l’talent n’est pas mort
en français, Koivu, réponds-moi et parle-moi
“J’ai pas su, pas voulu, enfin j’ai pas fais exprès”
ont-ils eu comme excuses; maintenant c’est pour de vrai
maintenant à présent, l’Amour du Club est bipolaire
l’Amour du Club est bipolaire.
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