Vu et entendu sur le web
mardi 13 mai 2008 à 19:35 :: DENIS GRAVEL
What the fuck are you doing?
Cette phrase maléfique a été échappée par une lectrice de nouvelles, Sue Simmons, pendant une pause, sur le réseau ABC. Elle s'adressait vraisemblablement à son co-anchor... Il n'y a pas seulement dans le film Anchorman que la complicité laisse à désirer entre les animateurs d'un bulletin de nouvelles, faut croire...
On regarde, et surtout, on écoute, juste ici...
Mom, sit your ass down!
Il y a plusieurs façons de parler à sa mère. Mais on sort à peine du week-end de la fête des Mômans, et la politesse est de mise. Faut croire que quand le respect est passé, Lebron James était juste occupé ailleurs...
Il faut être attentif. Sur la séquence, vous verrez une femme se lever et enguirlander un joueur des Celtics. Cette charmante dame est la mère de Lebron. Regardez bien fiston lorsqu'il arrive sur les lieux du crime. À la reprise, vous pourrez lire sur ses lèvres: "Sit your ass down!". Le ton n'est pas très convivial...
J'espère que Lebron va passer une soirée dans le coin du salon avec un savon dans la bouche, comme dans Une Histoire de Noel.
Comme on dit dans le Bronx: "Ya don't talk to yo mama like that". On se révolte ici pour le clip...
La meilleure émission de télé au monde
Je suis un geek et je l'assume complètement. Et je ne suis pas le seul. Parce que Attack of the Show est une émission qui a été conçue pour nous, les amateurs de jeux vidéo, de technologie, de showbizz cool et d'humour absurde. L'émission diffusée sur G4TV est animée par Kevin Pereira et Olivia Munn. Et toutes catégories confondues de télé, c'est la meilleure émission de variétés. Vraiment. Et je vous fais une confidence, je rêve un jour d'en animer la version québécoise. Oui, il faudrait que je perde 50 livres. Et il faudrait que je trouve une babe méga-hot, brillante et plus folle que Jenny McCarthy. Détails, détails...
Cette semaine, Kevin et Olivia s'affrontent dans un duel qui génère à lui seul plus d'humour que tout le Gala des Oliviers. Vous ne me croyez pas? Allez voir ces deux vidéos des animateurs qui tentent de vendre des produits de merde qui existent pour vrai.
Je vous recommande chaleureusement.
Oh, et I love you, Olivia...
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LNH à Québec: Rêver mieux
lundi 12 mai 2008 à 18:10 :: DENIS GRAVEL
S'est-il passé deux mois depuis le départ des Nordiques sans qu'on reparle du retour de la Ligue Nationale de Hockey à Québec?
Et pourtant, concrètement, le dossier n'a pas avancé d'un seul millimètre depuis que Joe Sakic a ramassé sa poche pour ne jamais revenir...
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Grand Bonze actuel de la LNH, le sympathique Gary Bettman.
Et on a beau se lever la nuit pour haïr le bonhomme, le huer lorsqu'il passe au Colisée, affirmer (avec raison) qu'il n'a pas la passion du hockey et qu'il ne connaît que peu de choses à notre religion... Mais vous savez quoi? Bettman, sur Québec, A RAISON. Je sais, la vérité fait mal. Mais pourquoi ne pas la regarder en face, question de rêver mieux?
Des gens passionnés de hockey et remplis de bonnes intentions nous montrent des dessins, des plans, des stratégies, des pétitions, des avocats, et puis quoi encore. Mais tous les projets avancés se butent au même problème: le manque de financement. Il me semble qu'avant de jouer avec les sentiments de Québec, encore une fois, on devrait s'assurer d'avoir le cash. Pas seulement le cash de départ pour financer un nouvel aréna, ce qui serait pas mal du tout. Mais aussi d'assurer la capacité viable d'un nouvel aréna. Bref, qui achètera les loges corporatives, qui devront être nombreuses pour remplir les poches de la LNH.
Comprenons-nous bien. Sans l'arrivée d'un millionaire étranger et un peu excentrique, même le Sacro-Saint Canadien de Montréal aurait pu lever les feutres. La petitesse de notre marché fait mal, dans un contexte où la LNH de Bettman cherche encore désespérément de l'attention dans les marchés payants (lire États-Unis, lire contrats de télé plus gros que RDS et CBC). Ca veut aussi dire que tant et aussi longtemps que Bettman et ses sbires dirigeront la Ligue, tant qu'ils n'abandonneront pas le projet mort-né de se tailler une place parmi les grands sports au sud de la frontière, les chances d'un retour de la LNH à Québec SONT NULLES.
C'est la plate vérité. Mais la vérité quand même. Est-ce qu'il faut arrêter de rêver pour autant? Non. Il faut simplement rêver mieux.
Rêver mieux, ça veut dire arrêter d'essayer de convaincre tout le monde qu'on veut un retour de la LNH à Québec. Tout le monde le sait déjà. Ca veut dire arrêter de s'énerver comme des fillettes devant un Backstreet Boy quand un américain vient visiter Québec avec de l'argent dans ses poches. Ca veut dire arrêter de prendre les gens pour des idiots en relançant les rumeurs aux deux mois sans qu'il n'y ait rien de sérieux à l'horizon. Et ça veut dire, surtout, ne pas recommencer à s'égosiller tant et aussi longtemps qu'un millionnaire passionné ne sera pas impliqué dans un projet suffisamment pour dire dans un point de presse: "Moi, brûler du cash dans un projet comme ça, ça me dérange pas". Et ça va en prendre tout un. Parce que si Jim Ballsilie, avec sa passion et ses millions, est incapable d'avoir une franchise de la LNH pour la déménager au Canada, ça ne laisse pas beaucoup d'ouverture pour les autres.
Pendant ce temps, Winnipeg s'est bâti un nouvel aréna, petit, mais viable. Et ils attendent toujours. Rien pour convaincre un gouvernement (ou deux) et un conseil municipal de se lancer dans la course. Un nouvel aréna à Québec ferait le plus grand bien. Mais avec le gouffre sans fond d'ExpoCité (où se trouvent deux arénas), il est compréhensible que tout le monde devienne excessivement frileux.
Allez, traitez-moi de négatif, ou de rabat-joie. Pourtant, personne d'autre que moi ne serait plus heureux de voir un club de la LNH s'installer dans un nouveau colisée à Québec. J'achèterais mon billet de saison. Le Canadien pourrait même me perdre comme partisan, après trente ans de loyaux services. Par contre, je déteste vivre d'espoir et d'eau fraîche. Nous avons été assez échaudés au fil des ans et nous méritons de rêver mieux. Quand ça sera du sérieux, du concret et de la grosse coupure.
Il ne reste que six jours et les meilleurs joueurs de hockey au monde auront quitté Québec définitivement. Profitons-en. On ne reverra pas ça de sitôt.
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Dire du mal des morts
samedi 3 mai 2008 à 23:44 :: DENIS GRAVEL
Lorsque quelqu'un meurt, il y a une loi non écrite qui dit qu'on n'a pas le droit, sous aucun prétexte, de dire du mal de cette personne. Même le jour de la mort d'Hitler, je suis prêt à parier que des gens ont trouvé quelque chose de bien à raconter.
Le Canadien est mort ce soir.
Tant pis. J'ai des trucs mals à dire.
Tout d'abord, je dois mettre les cartes sur table. C'est sans aucune émotion que j'ai regardé le match. En tant que partisan du CH, j'avais hissé le drapeau blanc quelques jours plus tôt. Quand tu tires de l'arrière par un but et que tu laisses l'équipe adverse te dominer sur tous les aspects du jeu, c'est que tu n'as plus la fierté d'aller plus loin. Les séries de la LNH, c'est fait pour avoir mal, pour saigner, et en demander encore. Le Canadien avait peur de souffrir, de saigner, et en avait plus que plein les bras. La longue agonie s'est poursuivie ce soir. Même avec deux buts d'avance, j'étais convaincu qu'ils perdraient le match. Le manque de passion de plusieurs acteurs importants de cette équipe était tellement flagrant. Suffit de regarder les autres séries. Oh, qu'on ne se console pas à se comparer...
Guy Carbonneau aura finalement perdu son pari. Carey Price n'est pas Patrick Roy et le jeunôt devra apprendre à garder les buts correctement sous la pression. Sinon, il est destiné et condamné à devenir un autre Jim Carey, un autre Sean Burke, un autre Théo. Je connais un Français qui doit rire dans sa barbe (en disant "putain").
Les joueurs les plus talentueux sont aussi redevenus eux-mêmes, après une saison au dessus de leur tête. Markov est redevenu un défenseur au talent incroyable mais à la présence absente et au jeu quelconque. Et l'Artiste est redevenu le Kovalev qu'on a tant détesté l'an passé À croire que Radulov l'a appelé cette semaine pour lui dire que le party était à Québec et qu'il ne manquait que lui. Savez-vous, il a peut-être pas tort.
Merde, à part Bégin et Koivu, je cherche sans trouver les joueurs de la Flanalette qui ont eu de bonnes séries. La nonchalance du club aura permis de faire de Umberger un héros. Merde, Umberger.
Faut quand même reconnaître que Biron a eu une série du tonnerre. De toute la deuxième ronde, il est celui qui s'est démarqué le plus. Oui, oui, plus que Frenzen avec les Wings. Ce gardien de Québec habitué à réchauffer les bancs plus souvent qu'à son tour a finalement prouvé qu'il pouvait avoir son heure de gloire. Et il la mérite pleinement. Il pourra toujours dire qu'il a sorti le Canadien à lui tout seul (même si ce n'est pas entièrement vrai, ça sera l'excuse idéale pour les partisans du Canadien qui ne veulent pas admettre que leur équipe leur a fait dans les mains).
Bon débarras. Les horribles drapeaux de char seront enlevés. LCN va pouvoir recommencer à nous faire peur à temps plein avec les dangers de la vie moderne (comme le virus du Nil et les trampolines qui tuent nos enfants). Et nous, Kamarades de l'Équipe Russe, pourront bénéficier de deux nouveaux joueurs pour le Championnat Mondial de Hockey.
Hé Vince, je pense que finalement, Carbo va la brûler, sa fameuse cravate. Mieux vaut tard que jamais.
Bon, respect pour le mort maintenant. Il a vécu un peu plus longtemps que prévu et sa dernière année a été surprenamment vigoureuse. Ci-gît le Canadien, victime de la deuxième ronde des séries. Victime, encore une maudite fois, des Flyers de Philadelphie.
Minute de silence.
Et maintenant, allons en paix, et vive l'été.
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Qui est le type de ce vidéo dégueulasse?
mardi 29 avril 2008 à 13:55 :: DENIS GRAVEL
Beaucoup de réactions sur l'article précédent, où je vous ai placé un vidéo sans en connaître la provenance. Un vidéo où on voit un gros dégueulasse dans un show de style "l'école des fans" embrasser un jeune enfant qui chante une chanson. Et le caresser. Et l'embrasser encore, de façon insistante. Et mimer de façon très explicite l'acte sexuel avec ledit gamin. Bref, beurk. Tout ça sous les rires moqueurs d'une foule qui semble trouver la situation on-ne-peut-plus humoristique. D'où vient ce vidéo? Que se passe-t-il au juste? Est-ce que le gars croupit maintenant dans une prison?
Vous avez retracé l'individu, sur Wikipédia, Dieu vous bénisse. Paul Henri de Leeuw est un humoriste et un comédien hollandais. Un genre d'homme à tout faire, qui chante, danse, fait des blagues et tout le tralala. Le Grégory du coin. La différence est la suivante: Paul Henri est un homosexuel avoué. Autre différence notoire: avec son ami de coeur, Paul Henri a adopté deux enfants, qui ont aujourd'hui six et huit ans. Rassurés? Moi non plus.
Le vidéo date des années 90. Il a refait surface sur Youtube il y a quelques mois et semé la controverse partout à travers le monde. Paul Henri se défend en disant qu'il faisait de l'humour, parodiait Michael Jackson, et que le kid en question était le fils d'un "ami". Vous vous sentez mieux maintenant? Moi non plus.
On en apprend des trucs sur Wikipédia. Paul Henri a été ordonné Chevalier de l'Ordre du Lion de la Hollande. C'est qu'ils doivent être fiers de leurs chevaliers, les hollandais.
Est-ce que l'humour permet de faire n'importe quoi sur une scène? Auriez-vous trouvé ça drôle si ça avait été votre enfant? Que retenez-vous de tout ça?
Henri Paul jure qu'il n'est pas pédophile. Le croyez-vous? Assez pour le laisser adopter des flos?

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Crise alimentaire mondiale 101
samedi 26 avril 2008 à 18:32 :: VINCENT DESSUREAULT
37 pays en proie à de violentes émeutes pour de la nourriture ...
Le prix du riz en hausse de 75 % et plus, celui du blé en hausse de 180 %...
100 millions de nouvelles personnes partout sur le globe souffriront bientôt de la famine selon la Banque Mondiale et les Nations Unies...
Walmart et Costco sur la côte Ouest américaine rationnent les ventes de riz ...
Il y a 6 mois, cela aurait été pur science-fiction ... et bien nous y sommes pourtant arrivé
Je cherche depuis longtemps un résumé claire qui explique pourquoi et comment le monde est rendu en situation de crise alimentaire globale en l'espace de quelques mois ... sans que personne (Sauf p-e le QcPost ; ) ne l'ai vu venir !
Radio-Canada et leur expert Gérald Filion dresse ici un portait simple à comprendre, je vous invite à le lire.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/2008/04/22/008-crise-alimentaire-accueil.shtml
Cette semaine dans le Wall Street Journal , on vous invitait à stocker de la nourriture !.... le prix des aliments augmentant beaucoup plus vite que n'importe quel compte bancaire, cela devient un bon investissement selon eux.
By the way le gaz est à 136,9 ... y a t-il eu un ouragan que je n'aurais pas vu dans mon journal ? Semble que non ... Le plein , un paquet de gomme et un lavage d'auto cette semaine , 81 $ ! ... pour une petite visite au dépanneur, ouch ! On a perdu combien d'emplois depuis 2 semaines au Québec et au Canada ? 500 chez Crocs, des centaines chez AGC, chez TQS aussi , 1100 emplois chez Dell ... ca tombe comme des mouches. Et vous me disiez pessimiste ? My god tout arrive plus vite que je pensais.
P.S. : L'or est à 887 $, achetez-en si vous en avez les moyens, l'argent aussi peut-être ... la pseudo confiance des marchés en ce moment se terminera bientôt et l'or fera à nouveau les manchettes.
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Je veux votre avis
jeudi 24 avril 2008 à 15:53 :: DENIS GRAVEL
Ok.
Je n'écrirai pas un mot sur ce vidéo.
Par contre, je veux votre avis.
Vous en pensez quoi? Qu'est ce que ça vous fait en dedans? Avez-vous le goût d'appeler la police?
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Prédictions LNH, deuxième ronde. Défiez les guenons savantes!
mercredi 23 avril 2008 à 10:32 :: DENIS GRAVEL
À l'aube de la deuxième ronde des séries éliminatoires, pour le simple plaisir, je vous invite à faire part de vos prédictions. Nous avons fait les nôtres dans le Show du Matin, les voici!
Vince:
- San Jose en 7
- Detroit en 6
- Philadelphie en 7
- Pittsburgh en 7
Véro:
- San Jose en 6
- Colorado en 5
- Philadelphie en 6
- Pittsburgh en 7
Monsieur Dess - étant lui même un amateur du Penguin:
- San Jose en 6
- Colorado en 7
- Montreal en 5
- Pittsburgh en 5
Dom Maurais:
- Dallas en 7
- Colorado en 7
- Montreal en 6
- Pittsburgh en 5
Moi-même:
- Dallas en 7 (s'ils sont capables de battre les Ducks, ils sont capables de battre les Sharks)
- Colorado en 6 (une série qui va se jouer dans les buts et Théo -eurk- sera le gagnant)
- Montreal en 6 (plus de coeur que de raison dans cette prédiction, je souhaite que le CH reprenne là où il a laissé au septième match face aux Bruins... avec un Price top shape et un nouveau premier trio étourdissant)
- Pittsburgh en 6 (Laracque aura le dessus sur Avery, ce qui va permettre au Crosby show de briller)
Ajoutez vos prédictions...! Vous pourriez gagner une franche poignée de main et peut-être un peu de respect...!
Bonne deuxième ronde!
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Un an de conflit: le temps de choisir
mardi 22 avril 2008 à 12:51 :: DENIS GRAVEL
365 jours. Douze mois. Un an.
La vie, c'est court, mais c'est long des ti-bouttes, chantait Dédé Fortin. Parions que la dernière année, les employés lock-outés du Journal de Québec l'ont trouvée longue.
Il est étonnant de voir que cette guerre de pouvoir entre l'Empire de Pierre-Karl et les syndiqués du Journal bat encore son plein. Le gouvernement a habituellement l'action rapide dans ce genre de conflit de travail. Après une semaine ou deux, on nomme un arbitre ou on force les partis à retourner à la table des négociations. Il faut croire que Québécor a le bras à la fois long et puissant. Et qu'on a décidé de faire un exemple avec les employés de Québec. Pour montrer aux autres branches syndicales que rien ne sert de protester, parce que Québécor a les moyens de gagner les guerres de nerfs.
Depuis maintenant un an, les syndiqués ont décidé de fournir un service au public. Le MediaMatinQuébec. Au delà du nom laid comme c'est pas possible, il y a un journal d'intérêt, qui nous parle de nos enjeux, de notre région. Un journal qui a eu son lot de scoops au cours de sa courte existence. Un journal qui a fait ressortir la fraîcheur de certains journalistes qui étaient peut-être rendus trop confortables dans leurs chaises syndiquées. Un journal qui a fait sa place et qui fait maintenant partie de la routine quotidienne de quiconque veut s'informer à Québec. Oui, les lock-outés ne les distribuent pas partout, mais la copie internet fait la job, avec un site déjà mieux conçu que celui, inexistant, du Journal de Québec.
Maintenant, un an après, on fait quoi? Où est la solution? Convaincre le Gouvernement, la Ville ou Denis Coderre de s'impliquer? Faire des manifestations plus syndicales, avec foires d'empoigne, question de faire comme à Montréal quand le CH passe la première ronde? Non. La solution m'apparaît bien plus simple.
Sérieusement, les lock-outés, qu'est ce qui vous empêche de planter Québécor et de le lancer pour vrai, votre journal? Vous le faites déjà depuis un an, et votre association avec Québécor vous empêche de vendre de la pub et d'être agressif sur le marché. Pourquoi ne pas délaisser complètement l'Empire, comme on se débarasse d'une vieille blonde qui ne nous dit plus rien? Ca ne serait pas la première fois que ça arrive dans la région de Québec (allez lire sur la fondation du Journal le Soleil sur ce lien Wikipedia, vous allez être en mesure de tracer certains parallèles intéressants entre les Grands Décideurs de l'époque et ceux d'aujourd'hui). Qu'est-ce qui vous fait peur, au juste?
Oui, les premières années seront difficiles. Vous devrez prendre les bouchées doubles. Gagner moins d'argent. Travailler cinq jours par semaine, comme la plupart des gens. Mais qu'est-ce qui sera différent entre cette situation et celle que vous vivez présentement? Au moins, les efforts que vous fournissez vous rapporteront pour le futur, et vous aurez la fierté de dire que vous lancerez ce journal pour battre votre ancien employeur. Imaginez la fierté que vous aurez à enlever des lecteurs au Journal de Québec, à suer à grosses gouttes sur votre journal, votre projet, votre bébé. Vous êtes rendus là. Sinon, retournez à vos pupitres syndiqués. Vos conditions sont très bonnes dans une industrie qui en arrache un peu. Et si vous n'avez pas le "guts" de vous lancer pour vrai, aussi bien hisser le drapeau blanc. Québécor a des appuis, le silence complice du gouvernement et suffisamment d'argent pour jouer avec vous autres pendant encore longtemps.
Oui, c'est un pari risqué. Oui, ça prend du courage et des couilles grosse comme ça. Mais c'est votre seule porte de sortie. Vous plongez, ou vous retournez au travail la queue entre les jambes, que ce soit demain, dans deux mois, ou dans deux ans. Vous serez humiliés, et vous vous serez battus pour rien.
Rendus là, aussi bien plonger, non?
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Deux périodes de hockey en sept matchs, on se sauve avec la série comme des bandits, mais fuck it, je trippe.
lundi 21 avril 2008 à 21:32 :: DENIS GRAVEL
Oléééééééééééééééééé Olé Olé Olééééééééééééééé
Olééééééééééééééééé, Olééééééééééééééééééé!
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Que faire un jour de septième match?
lundi 21 avril 2008 à 15:59 :: DENIS GRAVEL
Vous êtes peu nombreux à avoir vraiment lancé la serviette. Vous gueulez contre votre équipe favorite, mais vous serez tous devant votre téléviseur ce soir à espérer contre vents et marées un réveil des morts-vivants. Que les peureux deviennent les Glorieux. Oui, oui, moi aussi, en emo sportif que je suis, je serai planté devant la télé pour le match ultime entre les Bruins et le Canadien. Un match qui battra vraisemblablement un record de cotes d'écoute pour RDS. Pour tous ceux qui n'en peuvent plus du hockey, des fanions du CH collés sur les vitres de char et des bars sportifs remplis au bouchon, voici quelques suggestions d'activité en ce soir de septième match.
- Faire l'épicerie sans craindre les files
- Amener sa blonde manger dans un resto non-sportif (donc vide)
- Appeler tous vos amis sportifs pour prendre des nouvelles et raconter votre vie dans le détail, le tout PENDANT le match
- Louer le film que vous voulez dans un club vidéo (vide)
- Vous promener dans la rue et regarder par les fenêtres sur combien de téléviseurs vous voyez le match
- Essayer de suivre le match sur la section spéciale du site de RDS; essayer d'y comprendre quelque chose et de trouver que votre argent n'a pas été mal investi
- Passer Super Mario Bros sans utiliser les Warp Zone
- Couper le fil de câble du voisin qui reçoit sa gang pour regarder la game sur son osti d'écran HD
- Fumer à des fins thérapeutiques et écouter le dernier CD de Panic At The Disco
- Essayer de découvrir une passion poche (le jogging, collectionner des macarons, nettoyer de vieux timbres)
Vous voyez, les moyens de passer une soirée agréable ne manquent pas.
Mais à quoi bon. On trouve tous le surbuzz du CH complètement débile. LCN avec l'indice bleu-blanc-rouge, les reportages dans les bars-commerces-parkings-églises où on voit des chandails de Guillaume. Mais malgré tout, ce soir, nous serons devant notre télé, ou celle d'un voisin, ou celle d'un ami, ou celle d'un bar, et nous regarderons ensemble un match qui, à l'image de la série, risque d'être plate.
Pour le plaisir, si plaisir il y a, je prévois une victoire plate du Canadien 3 à 1. Montréal gagnera ainsi le privilège de se faire sortir en 4 matchs en deuxième ronde contre une équipe qui veut vraiment.
Bonne game.
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La nuit des morts-vivants, Partie 6
samedi 19 avril 2008 à 21:57 :: DENIS GRAVEL
Le Canadien a peur des Bruins.
Il n'y a plus un seul joueur qui veut suffisamment la rondelle pour accepter une mise en échec, que ce soit en zone adverse ou en territoire offensif.
Le résultat: les Bruins, privés de talent, sont encore une fois venus à bout du Canadien. Il y aura un septième match. Et vous savez quoi? Je souhaite ardemment que Boston mette le dernier clou dans le cercueil du Tricolore. Parce que personne dans cette équipe ne mérite de passer en deuxième ronde. Ils ne payent pas le prix, comme dirait Richard Martel. Ou comme dirait Patrick Roy qui imite Richard Martel.
En après-midi, les Caps affrontaient les Flyers. À chaque présence, Alexander Ovechkin se foutait devant le filet adverse. Il acceptait les double-échecs, les bâtons dans la face, les coups de coude, tout ça sans broncher. Il est prêt à saigner pour marquer un but. Il est prêt à souffrir pour amener la Coupe à Washington. Pas un joueur du Canadien n'est prêt à faire le même sacrifice pour son club, pour la Coupe, pour les partisans qui paient 200 piasses du ticket.
Brisebois, Smolinsky, Kovalev, les deux Kostytsin... Les joueurs du CH sont tellement nombreux à avoir connu un match minable qu'on ferait mieux de nommer ceux qui ont eu une soirée tolérable. Price, Koivu, Higgins et Bégin. Voilà. Le reste est à pleurer.
Et insulte par dessus l'injure, on a pu voir par deux fois le grand Cam Neely festoyer dans la loge des Bruins. Même hors glace avec une hanche de plastique, il réussit encore à nous faire mal. Et à me faire chier.
Cette année, mon coeur a recommencé à battre au rythme du hockey. Et mes tripes de fan du Canadien se sont remises en marche. Mais comme quand j'étais petit, mon équipe me déçoit en séries. Comme quand on "dumpait" la puck contre les Flyers parce qu'on avait peur des mises en échec. L'histoire se répète.
Après toutes ces décennies, les bras meurtris qui tendent le flambeau cherchent toujours quelqu'un pour prendre le relais...

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La pire de l'année
jeudi 17 avril 2008 à 21:59 :: DENIS GRAVEL
Le moment était bien mal choisi par le Canadien pour jouer son pire match de l'année. C'est le club au grand complet qui a joué comme une fillette.
Après avoir pris l'avance 1-0 face aux Bruins de Boston (un but de Kovalev, sans casque), la Ste-Flanalette a décidé d'arrêter de jouer et d'errer sur la patinoire sans but précis. Il n'en fallait pas plus pour que le talent - plus que limité - des Bruins se mette en marche.
On parlera beaucoup des faiblesses de Carey Price, en particulier sur le deuxième buts des bostonais. Price affiche un calme à toute épreuve, mais son calme est devenu molesse lorsqu'il a remis nonchalemment la rondelle en jeu suite à un arrêt de routine. Deux joueurs des Bruins se sont rués sur la rondelle pour marquer, sous les regards quasi-indifférents des défenseurs du Canadien. Mettez le blâme que vous voulez sur Price, mais son équipe avait une opportunité en or d'appuyer son jeune gardien et de lui montrer qu'on ne le laisserait pas seul lorsqu'il serait en difficulté. Les Smolinski, Brisebois, Plekanec et Kostytsyn ont continué de jouer les morts-vivants sur la patinoire et Boston n'a eu qu'à continuer d'insulter le Canadien. Un but en désavantage numérique. Le grand Chara qui en marque un autre. Défaite cinglante de 5 à 1. Et dire qu'on voyait déjà le Tricolore à la Coupe...
Pendant ce temps, il se joue du vrai de vrai hockey sur l'autre poste. Une série endiablée, passionnée et passionnante. Les Capitals contre les Flyers. Huet contre Biron. Ovechkin contre Brière. Et mes amis, tout fan de hockey qui se respecte doit suivre cette série pas à pas. Autant les matchs Canadiens-Bruins sont ternes, plates et sans éclat, autant ceux qui opposent Washington et Philadelphie sont complètement fous. Ce soir, c'est Huet qui a effectué des miracles, et le mot est faible. Il le fait ironiquement, sans le savoir, le soir où Price s'est effondré au Centre Bell. Mais cessons les parallèles tout de suite. Le vrai hockey de séries, c'est à TSN que ça se passe.
D'ailleurs j'y retourne, la prolongation débute. Le match est 3 à 3.
Je voulais faire le voyage à Boston samedi s'il y avait un sixième match. Mais à voir le Canadien jouer depuis le début de la série, je vous dirais que le trip n'en vaut vraiment pas la peine. Chez moi, au moins, je peux changer de poste.
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La Bague
vendredi 11 avril 2008 à 16:45 :: VINCENT CAUCHON
Je me rappellerai à jamais la scène pendant laquelle Joe Sakic passa la Coupe Stanley à Raymond Bourque pour la première fois de sa vie au printemps de 2001. Quelque secondes avant ce moment qui couronnait les anciens Nordiques, Raymond avait déjà gagné 5 trophés Norris décernés au meilleur défenseur de la ligue et disputé plus de 200 matchs en séries éliminatoires avec les Bruins et l'Avalanche. Ray avait été capitaine à Boston pendant 15 ans et il disputait alors sa 22e saison dans la LNH au cours des quelles il amassa 1759 points et 1312 minutes de punition, séries incluses. Une carrière à rendre jaloux tous les défenseurs du monde entier n'était par contre pas suffisante, il fallait une bague. Plus qu'un simple bijou de riche, cette bague lui permis de se retirer dans la gloire qu'un athlète comme Bourque mérite à jamais. Dans 50 ans, on parlera encore de ce moment, un des 20 meilleurs de l'histoire du hockey professionnel. Plus récemment, l'histoire de Dave Andreychuk nous fit vivre ce même genre de situation, qui a tendance à relier les partisans de toutes les équipes, peu importe leurs provenances et leurs langues. Andreychuk, le 11e meilleur buteur de l'histoire avec 640 buts dont 270 en avantage numérique, a dû jouer 162 matchs de séries éliminatoires avec Tampa Bay, Buffalo, Colorado, New Jersey et Toronto avant d'atteindre le rêve ultime de tout joueur de hockey. La remise du prix ultime, de Gary Bettman au grand Dave, nous rappelait une fois de plus à quel point ce trophé mythique change de face dépendamment de qui le tient. La seule Coupe Stanley de la jeune histoire du Lightning fut suivit d'un lock-out après lequel Andreychuk tenta de revenir sans succès. Peu importe, il quitta la tête en paix il y a 2 ans seulement en annonçant sa décision à un John Torterella reconnaissant de tout, comme l'on a peu ou jamais vu.
Ils furent plusieurs à marquer le hockey sans toutefois soulever le trophé le plus difficile à gagner du sport professionnel. Marcel Dionne est probablement le plus célèbre de tous. Quelque uns sont toujours actifs et tentent de mettre le plus beau terme possible à de généreuses carrières, question que l'on puisse terminer nos discussions en disant: « En plus, il a une bague!!!! Un vrai de vrai! » Cela peut paraître con mais nul n'est vraiment considéré comme un gagnant s'il n'a pas son nom sur le trophé de Lord Stanley. Voici quelques uns des meilleurs joueurs en quête du couronnement ultime pour la première fois:
Mats Sundin
Sacré Mats!!! Il en a vécu des trucs....L'acné des belles années, Grande-Allée, les postillons de Pierre Pagé, être échangé contre un gars en fin de carrière, les attentes de Toronto et j'en passe.
Reste que depuis 1990, Sundin marque en moyenne un point par match. Il est 2 fois champion du monde avec sa Suède natale et médaillé d'or olympique à Turin. À l'an prochain Mats. En espérant que le bonhomme Fletcher t'entoure bien.
Jeremy Roenick
On s'entend tout de suite pour dire que Roenick est mûr pour Place Alexandra 30 ans trop tôt. À jouer comme il le fait, c'est très surprenant qu'il ne soit pas déjà enterré d'ailleurs. On souhaite à Jeremy la coupe même s'il est parfois détestable et que l'on risque d'en entendre parler à tous les jours à la télé américaine pendant trop longtemps. Un vrai guerrier qui mérite son caillou. Roenick tente sa chance avec les Sharks de San Jose cette année.
Owen Nolan
Le Cowboy. Je lui pardonne ses frasques à la Volks (ancienne discothèque de Québec) et ses buts gagnants face au CH. Ce gars-là m'a toujours impressionné. Plusieurs gardiens détestent l'Irlande sans jamais n'y avoir mis le pied à cause d'Owen. Déplaisant mais charistmatique, Nolan possède le genre de tir sournois qui fait mal paraître n'importe quel gardien. Bien qu'il a beaucoup ralenti et son lasso n'a plus la même précision, le Cowboy mérite plus que sa médaille d'or au sein de l'une des équipes les plus boostées de l'histoire du hockey, l'équipe canadienne olympique de 2002. Owen mérite sa bague. Nolan joue avec Jarome Iginla et les Flames de Calgary. La retraite idéale pour un vrai cowboy.
Curtis Joseph
67 blanchissages en carrière en comptant les 16 des séries éliminatoires. Un style spectaculaire incarné par un gentleman, le coéquipier favori de plusieurs Blues, Oilers, Maple Leafs, Red Wings, Coyotes et (maintenant) Flames. Cujo a plus de victoires que Terry Sawchuk. Come on! Mikka Kiprusoff serait sûrement enchanté de faire le dernier du travail pour un bon gars comme lui.
Je vous invite à m'envoyer les vôtres. Certains vétérans de cette ligue mérite vraiment leur bague. Après avoir donné son corps à la science du hockey, le joueur dominant mérite le respect éternel. Le contraire est tout à fait injuste.


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Consoleurs de solitaire
jeudi 10 avril 2008 à 17:28 :: DENIS GRAVEL

Jack White est mon héros.
J'ai été scié en deux par l'album Elephant des White Stripes il y a quelques années. Quelques mois plus tard, j'étais au Métropolis avec mon chum Dom Gagnon pour voir un concert des Stripes. Et j'ai eu la vraie piqûre. La performance électrisante de Jack White m'avait hypnotisé. Pratiquement seul sur scène, White bondissait de la guitare au clavier, d'un micro à l'autre, avec sufisamment de distorsion pour terrasser une armée de sept nations. Jack White est un vrai Guitar Hero, un digne descendant de Hendrix, de Townshend, de Keith Richards. Et tout ce qu'il touche depuis quelques années se transforme en or. Avec son ex-femme, il a propulsé les White Stripes au firmament des groupes les plus populaires. Il a, à lui seul, relancé la carrière de la légende country Loretta Lynn, en produisant son album et en l'incitant à recommencer à écrire ses propres chansons. Il a aussi joué sur l'album, avec un groupe d'amis. Ce groupe d'amis en question est devenu les Raconteurs, le dernier projet de Jack White (et disons-le, c'est aussi le projet de Brandon Boyd, l'autre guitariste du band). Les Raconteurs ont sorti un premier album rafraîchissant que j'avais adoré, Broken Boy Soldiers. Ils ont par la suite fait une tournée qui les a amenés au Métropolis de Montréal, ou j'aurai pu entendre le meilleur remake de Bang Bang (la toune qui ouvre le film Kill Bill de façon si émouvante)...
Et voici que les Raconteurs ont décidé de profiter de la dépression nerveuse de Meg White (drummeuse des White Stripes) pour sortir à toute vitesse un nouvel album, Consolers of the Lonely. Sans aucun support promotionnel, sans aucune annonce, ce qui est plutôt unique comme approche en 2008. L'album est arrivé comme une belle surprise pour les fans et les curieux. Et après quelques écoutes, on se rend rapidement compte que les Raconteurs viennent de pondre un véritable bijou de rock et de pop, qui surpasse à plusieurs niveaux les dernières oeuvres de White Stripes.
L'album ouvre en force avec une guitare et une urgence qui rappellent les White Stripes (Consolers of the lonely et Salute your solution). Deux tounes plus tard, on se retrouve en territoire pop, avec une entrée de piano et de superbes harmonies vocales de White et Boyd (You don't understand me, une des meilleures du CD).
Tellement de bonnes choses sur cet album! L'entrée des cuivres dans The Switch and The Spur (une chanson épique plus que réussie), la voix prenante de White dans Many Shades of Black (la meilleure de l'album) et Rich Kid Blues (à la fois Beatles et Led Zep), le son White-Stripesien de Top Yourself, le folk de type feu de camp de Carolina Drama... Du bonheur à chaque réécoute.
Vous avez compris, je vous le recommande chaleureusement. Il est clair que le CD sortira pas de mon char de sitôt. Et je serai à Montréal le 4 juin prochain pour admirer tout le talent de Monsieur White.

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Voici mon équipe
mercredi 9 avril 2008 à 12:40 :: DENIS GRAVEL
"Chalou, ici Christopher Higgins, et voici mon éqwippp..."
C'est en ces termes que chaque soir de match au Centre Bell, un joueur du club présente ses coéquipiers.
J'ai le goût de faire la même chose.
Chalou, ici Denis Gravel, et voici mon éqwippp.
Mon équipe, c'est CHOI Radio X, depuis maintenant dix ans. Comme dans un club de hockey, des joueurs restent et des joueurs partent. Des changements sont effectués. Il y a de bons et de mauvais moments. Mais eu delà de tout ça, j'ai CHOI de tatoué sur le coeur, et je considère la station de radio comme ma famille d'adoption à Québec.
On a tellement annoncé souvent la mort de CHOI que c'en est devenu banal. CHOI allait mourir à cause de Jeff Fillion. CHOI allait mourir à cause du départ de Stage. Puis à cause du départ de Jeff. Puis celui d'Arthur. Et Gilles Parent. Alouette.
Et pourtant. Pourtant CHOI place encore des émissions parmi les plus écoutées dans la région de Québec. CHOI gagne en fidélité auprès de son public à un moment où on annonçait (encore) la mort de Radio X. Évidemment, les mouvements radiophoniques des dernières années ont créé quelques remous. Mais on est loin, très loin du raz-de-marée prévu par les grands analystes radio (lire ici forumeurs de sous-sol). Ainsi, au nombre total d'auditeurs, CHOI glisse derrière Radio-Cogeco. Non, c'est n'est pas une bonne nouvelle. Mais le Show du Matin et Dupont le midi sont les émissions de talk-radio qui se partagent le haut du podium. Plusieurs grands de la radio ne prenaient plus CHOI au sérieux. Le talent est parti. La direction fait fausse route. La panique est pognée. C'est mal connaître ce qui a toujours fait la force de l'entreprise: la passion, la capacité de se renouveler et les individus. CHOI est toujours une pépinère de talent extraordinaire où plusieurs jeunes font leurs armes. Les PS, Jacky Pop, Dess et Rab de ce monde se sont retrouvés en plein follow-up médiatique ce week-end avec l'incendie du Manège Militaire. À parler au Premier Ministre, au maire, aux responsables, et à nous donner les derniers détails, heure par heure, minute par minute. Pendant que sur les autres stations FM, il n'y avait absolument rien. J'étais pas fier à peu près. De mon ékwipppp.
Mais je divague... Je disais quoi? Ah oui. Mon ékwipppp.
Je suis un homme privilégié. Je travaille avec la meilleure équipe de radio au Québec.
Dominic est un vrai journaliste, avec le flair des bonnes entrevues au bon moment. Lorsqu'il veut une nouvelle, un invité, une réaction, c'est un tank. Tassez-vous! Et que ça soit pendant l'émission, ou devant la télé un lundi soir, ou sur sa galerie avec un verre de vin la fin de semaine, il pense en journaliste. Dom, c'est la crédibilité du show du matin. Et quand il sort de son habit de gars de nouvelles pour imiter un intervenant de la commission Bouchard-Taylor, ou pour appeler dans une garderie pour adultes, c'en est encore plus drôle.
Véro ne faisait pas de radio il y a quelques années. Je la connais depuis longtemps, et je la considère comme la personne la plus passionnée de showbizz que je connaisse. En plus d'être capable de soutenir une conversation enflammée sur n'importe quel groupe de musique ou n'importe quelle émission de télé, elle est vite sur le piton et est capable de tous nous en apprendre. Et en plus, Véro est d'une rapidité et d'une efficacité déconcertantes. Et ça, pour un animateur cloué devant son micro pendant quatre heures, ça n'a pas de prix.
Vince! Un gars fier qui transpire le sport 24 heures sur 24. Il en coache, il en parle, il en jase. Et mentalité sportive oblige, il veut gagner. C'est le gars qui va péter son bâton sur table du vestiaire en criant "All the way!" Vince fait tellement vivre le sport que quand on se lance, on part pour une demi-heure, des fois plus, et on ne voit pas le temps passer. Comme pour une bonne game de hockey.
Et que dire de Monsieur Dess, qui est le gars que nous avons cherché si longtemps dans l'émission du matin. Le gars qui peut remplacer tout le monde à pied levé autour de la table. Le gars qui a tous les talents, et qui peut assurer nos arrières et nous permettre de rien manquer pendant l'émission.
Chalou, mon nom est Denis Gravel, et voici mon ékwippppp. J'en suis fier et je les adore. Ils savent pas à quel point, parce que c'est pas le genre de chose qu'on dit à moins d'avoir pris beaucoup trop de boisson. Ou d'avoir un blogue. Anyway, je les aime quand même. Merci à vous d'avoir permi au Show du Matin d'avoir atteint une certaine stabilité, après des années de montagnes russes émotives. Vous êtes faits toffes, vous avez des couilles grosses comme ça, et ça sera toujours un plaisir de me lever avec vous autres.
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